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Bujinkan Dôjô Montréal 

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Module 4 niveau 1 les 22 et 23 Octobre 2011.
 
 
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Kihon wo Tatenaosu - Rebuilding the Foundations Bujinkan Seminar le 02 Avril :
 
 
Merci à tous ceux qui sont venus à ce séminaire ce week-end. Nous avons eu un excellent entrainement, nous nous sommes fait de nouveaux amis et nous avons amassé plus de 700 $ pour la Croix-Rouge Canadienne en aide pour le Japon. Excellent travail et j'ai hâte de tous vous voir bientôt!
Yvan.
Bujinkan Ottawa
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Amatsu Tatara Hichibuku Goshinjutsu, module 3, niveau 1 – 27 et 28 Mars 2011
 
 
"Par Suze-Maggy
Il faut tout d’abord que je vous confie que je ne savais pas vraiment ce que ce séminaire allait couvrir. Je pensais que les points vitaux et l’anatomie en général seraient les grands sujets explorés. Tout ce que je voulais c’était d’apprendre des méthodes pour guérir le corps humain. Je m’étais donc préparée pour un cours magistral couvrant les approches orientales de la guérison atteinte en maintenant un corps et un esprit sains.

Bien, je n’étais pas tout à fait dans le tort sauf pour un tout petit aspect très important… Nous allions donc expérimenter ces approches orientales par des pratiques directes….  Autrement dit, chacun de nous aurait le bonheur d’appliquer son apprentissage sur un partenaire par massage, par pressions etc.…

Horreur!!!  D’autres personnes me toucheront. La panique m’a envahie. Ça y est,  mon désir de participer à ce séminaire s’était envolé…. Bon, mon fils pouvait bien profiter de cette expérience et je me suis faite toute petite et je suis partie. Non pas sans verser quelques larmes …. Je n’arrivais pas à croire l’ampleur que le fait d’être touchée par massage avait prise dans ma vie…

À la fin de la journée, j’ai quand même voulu saluer Peter qui, après tout, est l’un des  quatre maitres formés par Sensei Hatsumi  et autorisés à transmettre l’enseignement de l’Amatsu Tatara. Je ne sais pas comment la conversation en est arrivée là, me voilà en train de confier à Peter ma crainte d’être touchée par quelqu’un d’autre. Je lui racontais que je pouvais donner des massages mais que je ne pouvais absolument pas tolérer d’en recevoir un.

Et puis, il a trouvé le moyen de m’inviter à essayer la classe du lendemain. Bien, j’ai accepté, me disant que j’allais faire acte de présence une petite heure tout au plus et m’esquiver tout doucement, sans un bruit… À ma grande surprise, lorsque je suis arrivée le lendemain, Manolo m’a dit que je ne pouvais pas quitter et que je devais rester toute la journée. L’horreur!!! Je me suis fait avoir!

Mon niveau de stress a escaladé ; j’allais passer au mode panique totale quand mon fils m’a sortie d’embarras en m’invitant à participer dans son équipe, nous serions trois…. Mon bon petit garçon m’a réellement sauvée. Ce n’était pas si pire d’être touchée par lui, alors je ne lui ai pas fait de honte et j’ai pris mon courage à deux mains. J’étais une adulte après tout…..

La classe a donc débuté avec les bras tout d’abord. Pas trop mal, je pouvais endurer ce genre de touché.

Comme par enchantement j’ai commencé à oublier mon malaise, mes émotions et mes résistances. La voix de Peter était un réel enchantement, il nous disait exactement ce que Sensei Hatsumi lui avait dit. Il y avait des expressions de Sensei  à lire projetées sur le grand mur. J’avais l’impression que Sensei Hatsumi était là avec nous dans la classe.

Tout commençait à prendre sa vraie signification; chacun de nous présent ce jour-là y était pour une bonne raison.  Nous cherchions tous la même chose, mais nous avions des expériences de vie bien différentes. Nous partagions les uns avec les autres, bien au-delà du massage. Et Peter était en quelque sorte le conducteur et le générateur, l’antenne dont nous avions besoin pour atteindre ce niveau de communication. Sensei Hatsumi était bien là présent parmi nous avec son humour et nous baignant dans la connaissance de l’Amatsu Tatara. J’ai oublié mes peurs et j’ai réclamé cette place qui était la mienne.

Peter prenait soin de nous tous, il écoutait nos questions et donnait la réponse de telle sorte que nous pouvions tous apprendre à travers l’expérience des autres équipes. C’était une méthode d’enseignement profonde, puissante et très rapide. Je sentais que j’étais là où je devais être.  J’ai repris contact avec ce côté de moi-même que j’avais négligé depuis la dernière année;  il y avait tellement de gens autour de moi qui ne comprenaient pas comment l'anatomie,  l'acupuncture,  le ninjutsu,  les émotions et l’énergie étaient tous inter-reliés. Tout était devenu merveilleux;  j’aurais pu boire à cette source de connaissance tout le reste de ma vie.

Chose étrange, j’avais du plaisir. Je pouvais même taquiner Philippe (notre partenaire) et mon fils. J'ai bien essayé à quelques reprises de leur échapper… mais je n’avais pas peur et je finissais par accepter gracieusement d'être leur souffre-douleur quand c’était mon tour….

Ceci dit j’ai fait une expérience bien inattendue grâce à Philippe. Celui-ci avait un corps plutôt musclé et dense;  il fallait donc le toucher très intensément et presser très fort  pour qu’il puisse ressentir tous les bienfaits et les mérites de chaque technique.  D’un autre côté,  lui il devait être plus doux et plus délicat pour transmettre ce qu’il venait de recevoir. Il devait faire un effort sur son caractère tout en gardant sa personnalité. Tout en demeurant avenant et sensible à mes craintes, il devait adoucir sa force physique. C’était fantastique comme expérience car il a fait un grand travail sur lui-même pour que ce soit pour moi une expérience agréable.  Je lui dois une fière chandelle ainsi qu’à mon fils d’avoir été si bienveillants et pour avoir enduré mes petites et grandes résistances.

Il me faut dire que le plus important était la voix de Peter, l’ai-je déjà dit? Sa voix est enchantée. Elle me fait me sentir en sécurité et donne ce message : je suis là pour vous … Et nous, en retour, nous sommes là les uns pour les autres.

Comme nous devions lire les mots de Sensei Hatsumi, lus par Peter, nous étions transportés dans un intemporel, dans un monde magnifique comme si nous apprenions directement du grand Sensei. Mes sens visuels et auditifs étaient satisfaits.

Il y avait de petits rires et de petits cris dans la salle, nous avions du plaisir tout en étant sérieux. Il ne faut pas oublier que nous devenions plus  en santé et en même temps nous libérions des toxines et des émotions.

Ce séminaire a tout simplement été formidable. C’est un moment inoubliable. Merci Peter pour avoir partagé tes connaissances avec nous.

Vous pourriez croire que c’est tout,  que je n’ai plus rien à dire, mais non…  Vous ne pourriez être plus loin du vrai.

Il y a les résultats de tous ces massages et de toute cette guérison dans mon corps.

En arrivant à la maison, j’ai couru à la salle de bain. Puis, comme d’habitude avant d’aller au lit. Et c’est là que ça devient différent, j’ai visité les toilettes deux fois cette nuit-là. Aussitôt levée le lendemain matin, c’était le déluge.  En d’autres mots il y a eu un nettoyage profond.

Mais ce n'est pas tout! J’ai retrouvé ma `` bougeotte``. Malgré le temps peu clément, j’ai enfilé mes chaussures de course et j’ai enfilé de légers vêtements de course. J’ai tout d’abord marché à cadence ultra rapide pour 35 minutes et j’ai fait de la course 30 minutes. WOW c’était super. J’étais d’excellente humeur, j’ai fait des étirements et je me suis reconnectée avec mon corps. J’avais retrouvé ma conscience de mon moi intérieur. Je me suis fait du café, bien décidée à boire d’un trait mes quatre tasses d’espresso usuelles … Non, après ma première tasse j’ai bu de l’eau! Moi qui touche très peu l’eau en hiver.

Oui, il s’est passé quelque chose et je sens que c’est quelque chose de bien.  Au fait même la coloration de mes jambes qui était devenue très foncée, au courant des deux derniers mois, s’est rétablie. Je ne suis pas assez éduquée en la matière pour expliquer ce qui s’est passé, mais j’aime bien le résultat de guérison qui s’est produit.

Bon, cette fois-ci, c’est bien fini. Je pars de ce pas faire un petit jogging … Imaginez un peu, j'ai de l’énergie à revendre!

Merci beaucoup Peter. Merci aussi à Manolo et à Estelle pour avoir rendu possible ce séminaire."

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voyage au Japon, 22 novembre – 3 décembre 2010
 
 
"Par Florian (Shodan)
Février 2011
 
L’état d’esprit dans lequel j’abordais ce voyage était l’appréhension, parce que je venais d’obtenir ma ceinture noire, et j’avais peur de faire mauvaise impression devant les gens de part mon niveau différent de mon grade. Je voulais représenter au mieux la France et le groupe Canada, mais je ne me sentais pas dans la peau d’un 1er dan, même si j’avais bien conscience que ce n’est que le début et qu’obtenir un grade ne signifie pas qu’on en a le niveau, et qu’il faut travailler par la suite pour le mériter. Mais cette peur de mal faire est passée après discussions avec Manolo qui m’a dit que j’allais faire des erreurs et que je n’étais pas parfait, mais que si j’en faisais, il me le dirait. Du coup ça m’a permis de mieux profiter du voyage et même si je ne pense pas avoir beaucoup appris de techniques en particulier, je pense avoir appris un feeling qui concerne le kamae à adopter pour un combat.

Pendant les entrainements avec Seno Sensei, j’ai trouvé ça complexe mais abordable, car il me semblait vraiment pédagogique. Il attirait l’attention de Uke sur une attaque évidente que Uke pouvait sentir et sur laquelle il focalisait la peur du coup, et attaquait d’un autre endroit. Du coup, si Tori focalise sur une technique, il se limite lui-même dans les multiples ouvertures de la situation et favorise l’anticipation de Uke à l’attaque.

Avec Seno Sensei, j’ai beaucoup apprécié son accueil, son sourire et son humilité, sa simplicité. D’apparence il ne paye pas de mine, ne fait pas puissant et pourtant…

Pendant les entrainements avec Sensei, je pense avoir mieux compris ce qu’était le Ninjutsu. Il m’a effrayé au début par l’efficacité dont il faisait preuve et je voyais ce pauvre Uke souffrir mais se relever et j’ai eu beaucoup d’admiration pour lui, je me suis demandé si je pouvais supporter ce que Uke supporte, d’autant plus qu’on venait de discuter avec le groupe, et notamment Manolo, sur la dureté de l’entrainement avec Arnaud, qui m’avait déjà remis en question sur ma capacité à être un bon Uke. J’ai eu peur de choisir la facilité devant cette nouvelle montagne qui s’élevait devant moi, comme une envie de fuir après avoir mesuré le réel chemin que j’ai à parcourir et dont je n’avais pas pris conscience de l’ampleur. Mais au final je me suis dit que mon chemin serait ce qu’il sera, mais je ne m’arrêterais pas de marcher parce que je ne voulais pas fuir ni choisir la facilité. J’atteindrai le niveau que j’atteindrai, je ferai des erreurs, mais je sais que je peux avoir confiance en Estelle, Manolo et Fabrice pour me remettre sur le droit chemin, et puis c’est pas le grade qui compte, c’est de suivre un chemin avec ou sans embûche qui est intéressant et qui permet de progresser.

Senseï m’a montré ce qu’était le Ninjutsu, mais j’avoue ne pas avoir eu l’impression de comprendre beaucoup de ses entrainements, le niveau de compréhension me semblait trop élevé, les liens qu’il faisait étaient trop complexes pour moi et dans les techniques qu’il montrait il y avait trop de subtilité pour que je les saisisse, m’a-t-il semblé.

J’ai retenu qu’il fallait faire semblant de s’ennuyer pour ne rien donner, ne pas combattre, qu’on pouvait utiliser les kyushô et la douleur pour retirer toute intention d’attaquer, pour lui demander de faire ce que l’on désire, car par la douleur il devient plus « docile », qu’il fallait être naturel pour que la technique soit naturelle, c'est-à-dire qu’il ne fallait pas faire de feeling, mais qu’il fallait avoir le feeling sans chercher à le créer, qu’il fallait ne pas penser à ce que l’on va faire, mais arriver à saisir les opportunités de la situation proposée par Uke et ses mouvements ou bien en créer en bougeant soi-même. Sensei a dit qu’on n’était pas un combattant, mais un « movie director ».

Mais avec Sensei, j’ai aussi compris qu’il fallait se taire pour écouter et apprendre, aussi bien réellement qu’intérieurement. Et qu’il ne fallait pas chercher à comprendre mais écouter pour réellement laisser la place à ses paroles, à ce qu’on saisit de ses techniques et que le tout puisse trouver de la place en soi pour y rester et y être intégré. Il faut se rendre disponible pour apprendre, il faut être présent, observateur et accepter d’apprendre, accepter d’être bousculé dans ce que l’on croit savoir. Et je crois que ça a changé beaucoup de choses dans ma compréhension du Budo.

Avec Noguchi Sensei, j’ai appris que si on prenait un coup, il ne fallait pas s’arrêter mais que ce coup ait servi à quelque chose. En fait c’est plus avec Florent que j’ai compris ça. L’entrainement avec lui m’a beaucoup servi et m’a permis de mettre en pratique ce que j’avais compris. Avant ça j’étais attentif à la technique en soi mais je ne la faisais pas en fonction de Uke ; lui m’a fait comprendre qu’il était là en me frappant s’il avait l’ouverture, si je ne le regardais pas ou n’étais pas attentif à lui. Très enrichissant. Mais ce qui était difficile avec Noguchi, c’était qu’il montrait une technique de différentes manières, et saisir à mon niveau les points communs des techniques n’était pas évident.

Avec Nagato Sensei, j’ai appris qu’à chaque attaque de Uke, la parade venait naturellement. Encore une fois, cela a appuyé l’idée qu’il ne fallait pas chercher à faire une technique, mais qu’une technique se proposait selon la situation. Mais à chaque attaque de Uke, Nagato Sensei semblait menaçant de toute part, chaque mouvement était dangereux et Uke le craignait.

Voilà pour ce que j’ai retenu de ce voyage au Japon. Malheureusement je n’en ai pas retenu plus, car je crois que j’étais à la fois trop dans la découverte, l’étonnement, et aussi l’appréhension de l’inconnu pour être réellement disponible à plus. Et mon anglais est encore trop limité pour comprendre plus, il faut que je m’y mette sérieusement.

J’ai beaucoup apprécié le voyage et les rencontres, notamment avec le groupe du Canada. J’ai hâte d’y retourner parce que je pense que j’aborderai le prochain voyage avec un peu plus d’aisance et donc de disponibilité, et aussi pour revoir tout le monde réuni et vivre ensemble notre passion."

 
 
"Par Luiza (San Kyû)
Janvier 2011

Mon premier voyage au Japon … WOW! Où commencer? Ça a été une expérience incroyable, surréelle. Ça a passé si vite qu’elle semble n’avoir été qu’un rêve.

Le premier cours a été avec Sensei et je dois dire que je me suis sentie complètement perdue presque tout le temps. Et le sentiment a persisté pendant les autres cours aussi, avec Seno Sensei, Noguchi Sensei et Nagato Sensei. Mais ça a été impressionnant de les voir bouger et je me suis rendue compte en les regardant que j’ai un chemin très long à faire avant même de pouvoir dire que je sais ce que je fais. Être là, entouré de leur énergie, m’a donné l’impression de pouvoir tout faire. Même si je ratais toutes les techniques, j’avais l’impression d’avoir des ailes. C’était une vraie inspiration!

Dès le premier cours l’accent a été mis sur le fait de bouger les pieds, utiliser le poids du corps, faire ce qui est naturel et ne pas essayer de copier ce que l’on voit ou forcer un mouvement. Puisqu’il y avait tellement de monde dans le dojo, beaucoup de techniques étaient concentrées sur la prise d’équilibre de Uke dans un espace restreint.

Sensei a dit entre autres de ne pas attraper, mais plutôt accrocher et utiliser ce que Uke nous donne et maintenir le lien; être direct, prendre l’équilibre de Uke dès le début, car on n’a pas toujours le temps de penser à une technique en particulier, donc un bon coup de poing est parfois mieux que n’importe quelle technique qui nous passe par la tête; utiliser les kyusho, les coudes, les épaules et faire tout pour tourner la situation en notre faveur; le nombre d’agresseurs n’est pas important, ce qui compte est d’avoir la bonne distance, la bonne position et le bon angle et utiliser son corps pour contrôler les adversaires; éviter la bataille, anéantir l’intention de se bagarrer; les Kamae sont vivants, on doit être capable de les changer, de les adapter à n’importe quelle situation.

La façon de Noguchi Sensei de bouger pour éviter l’attaque m’a beaucoup impressionnée. Il  semblait planer ou glisser sur le sol plutôt que marcher. Ce que j’ai retenu de son cours est qu’on ne doit pas être tendu lorsqu’on fait une technique; on doit bouger comme si l’on dansait et ne pas utiliser la force.

Seno Sensei avait une manière incroyable de contrôler Uke en utilisant seulement ses poignets et ses coudes, en bougeant très lentement et étant très bas sur les jambes. Tout comme Sensei, il a utilisé beaucoup ses mains en tant que metsubushi.

Nagato a été étonnamment doux et très efficace à contrôler Uke dans un espace restreint.

Le Daikomyosai a été tout aussi impressionnant, avec plus de 400 participants! J’ai revu des amis et je m’en suis faite de nouveaux et j’ai rencontré quelques uns des « grands noms » du Bujinkan en personne. Ça a été accablant. Le thème principal du Daikomyosai a été le Tachi, donc nous nous sommes concentrés beaucoup sur l’entraînement avec le sentiment de porter une armure, ce qui n’a pas toujours été facile à faire. Malgré la confusion totale, l’entraînement a été extraordinaire et j’aimerais remercier tous mes Uke pour leurs conseils qui ont enrichi mes connaissances du Ninjutsu et m’ont aidé à faire un peu de progrès dans mes efforts de comprendre cet art merveilleux.

Le Japon a été une expérience unique, c’est sûr. Je suis très heureuse d’avoir fait ce voyage et j’en attends avec impatience le prochain.

Gambatte tout le monde!"

 
 
 
 
 
 
 
 
Le dernier jours, toutes réunis autour d'une seule bannière!
 
 
 
 
 
 
Devant l'interview de Sensei, traduit par Cinzia.
 
 
 
 
 
Les signatures de toutes les participantes, 250 ca fait beacoup; impressionnant!
 
Kunoichi Taikai, les 17, 18 et 19 Septembre 2010
 
 
 

Kunoichi Taikai,

Le week-end du 17, 18 et 19 septembre 2010 j’ai eu l’insigne honneur de participer en tant qu’instructeur au 1er Kunoichi Taikai, le 1er rassemblement des femmes artistes martiales de l’histoire du Bujinkan.

Cet incroyable évènement a pu se réaliser grâce à l’appui incontestable d’Hatsumi Sensei, et à l’engagement sans faille de Sheila Haddad (15ème Dan) et de son fidèle et très efficace lieutenant Catherine Janssen, ainsi que l’aide formidable de nombreux volontaires.

Cet évènement est l’un des plus importants auxquels j’ai participé depuis plusieurs années. Et je suis infiniment reconnaissante à Sheila de m’avoir invitée pour y enseigner, ce qui au premier abord m’a plutôt intimidé, car j’allais enseigner auprès de personnes comme, bien sûr Sheila, mais aussi Mariette Van Der Vliet, Natascha Morgan, Gillian Booth, de grands noms du Bujinkan, et également Frances Haynes, Marie-Valérie Saumon, Cathy Lewis, Sabine Frohlich, Carol Kosh, Patricia Witteman, Angeles Bordòn Mendoza, Beth Zimmerman et Sandra Elster.

Mais mes inquiétudes se sont vite envolées, car, comme l’a si bien dit Frances, il n’y a eu aucun sentiment de compétition ni de jugement entre nous, juste le désire de partager notre passion pour le Bujinkan. A partir de là ce formidable évènement n’a été que du plaisir à chaque minute, les échanges et les points de vue partagés, des moments privilégiés où tout le monde s’est senti à l’aise et libre de s’exprimer sans peur du jugement ou du défi. Une chose très importante à noter en ce qui me concerne : c’est la première fois que j’enseigne en ne ressentant pas cette impression de devoir prouver quelque chose, une impression que je dois dire est toujours présente lorsque des hommes sont présents aux cours, car, qu’ils le veuillent ou non, il y en a toujours un pour vous demander « Mais pourquoi on fait comme ça ? », « Mais on pourrait faire comme ça », « Mais sur moi ça ne fonctionne pas ! »…. Genre de questions qui ne m’ont pas été posées pour la première fois en 8 ans d’enseignement, incroyable!.

Outre l’entrainement, nos discussions lors des différents repas  ont ouvert la voie à de nouvelles amitiés et le respect évident qui a baigné tout ce week-end m’a profondément marqué, sans compter le plaisir de découvrir de nombreuses femmes artistes martiales d’un grand savoir. L’organisation excellente, sans faille, où tout a été pensé pour nous faciliter la vie, le lieu et la gestion des différents modules a encore plus renforcé cette impression de « bien être ». L’interview d’Hatsumi Sensei organisé par Cinzia, qui était diffusé tous les soirs, et qu’elle nous a gentiment traduit en « direct » (merci beaucoup Cinzia), a apporté une touche très spéciale au Kunoichi Taikai.

Merci à toutes et à tous pour cette expérience hors du commun, qu’il faudra renouveler à coup sûr, en petit ou grand comité ; l’important c’est que cet évènement n’est que le commencement pour que les Kunoichi travaillent ensemble !

Gambatte Kudasai !

Estelle Padeloup

Bujinkan Shihan
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stage avec Duncan Stewart, les 07 et 08 Août 2010
 
 
C’est avec un grand plaisir que nous avons reçus Duncan durant une semaine à Montréal. Manolo et moi-même avons été très privilégiés car Duncan est une personne simple et directe, et ce sont 2 des principales qualités que nous aimons.
 
 

Le cours de base qu’il a eu la gentillesse de nous offrir le jeudi soir avant le stage, a été une perle de richesse en termes d’exercices d’apprentissage et d’explications pour nous comme pour nos élèves. Merci Duncan!

Cela nous a d’ailleurs fait prendre conscience que nous avions depuis quelques temps (sans nous en rendre compte) laissé un peu aller les choses. Même si nos cours jusqu’à présent étaient très axés sur les bases, ils ne l’étaient pas assez en profondeur, de même en ce qui concerne l’étiquette. Cela nous a permis de nous réaligner sur la bonne voie, de redresser la barre en somme. D’où l’importance de faire venir des gens comme Duncan, qui vivent ou vont régulièrement au Japon depuis longtemps.

Il nous a d’ailleurs rappelé un travail très important, celui de travailler lentement. Ce que nous les occidentaux avons du mal à comprendre, à faire, à appréhender… Mais ce travail lent se base sur trois principes :

∞ Shu (Uke ne montre aucune résistance, se laisse faire)          

∞ Ha (Uke suit le mouvement, l’action s’accélère un peu)         

∞ Ri (il y a interaction entre Uke et Tori, à vitesse normale pourrait-on dire)

Mais, des ces trois principes, nous ne passons pas assez de temps sur le 1er : Shu; celui-ci est pourtant le plus important de tous, c’est avec lui que nous construisons les fondations de notre Taijutsu futur. Et, tout comme une maison, si les fondations ne sont pas solides, elle finira par se craqueler ou s’écrouler. Ce qu’il ne faut pas oublier quand on travaille le Shu, c’est que cela ne nous permet pas seulement de travailler lentement et par la même travailler notre souplesse, notre résistance musculaire… mais aussi cela nous apprend à écouter le corps c’est-à-dire les réactions corporelles de notre partenaire. Celui-ci ne résistant pas, c’est son propre corps qui réagit et non son cerveau, donc cela nous permet de comprendre le corps humain et ses tensions ainsi que l’étude des angles et de la distance. Et nous découvrons alors le triptyque vital de notre art : corps, angle, distance que l’on peut bien sûr apparenté au Ten Chi Jin. Ce qui peut bien évidement être démultiplier en une infinité de possibilités :

·         Le corps peut être vu en Ten (le haut du corps), Chi (des hanches aux pieds) et Jin (le hara)

·         Les angles : en appliquant le Ten Chi Jin vous créez une sphère

·         La distance : qui dépendra de votre placement du haut du corps (Ten), de vos hanches/pieds (Chi), de votre Hara (Jin) qui lie le Ten et le Chi.

·         Etc….

Merci encore une fois à Duncan pour ce rafraichissement nécessaire. Et pour toutes les excellentes discussions à cœurs ouverts que nous avons eu; Manolo a été plus chanceux que moi d’ailleurs (travail oblige).

Je vous recommande d’ailleurs d’aller lire les textes de Duncan sur son blogue, vous y apprendrez beaucoup, notamment sur d’autres principes qui ont été abordés pendant ce stage : Shugyo

Merci à tous les participants venus du Texas, Québec, Magog, Ottawa et à tous nos élèves. C’est grâce à vous que nous pouvons organiser ce genre d’évènements. Merci!
 
"Si je pensais avant que le Ninjutsu était un art martial extraordinaire, maintenant j’en suis complètement persuadée. La raison de cette nouvelle preuve « d’extraordinaireté » (LOL) est le stage auquel j’ai participé ce week-end, où j’ai rencontré Duncan Stewart, un 15e dan qui vit au Japon depuis six ans.

Depuis que j’ai commencé le Ninjutsu, je suis allée à beaucoup de stages et j’ai rencontré beaucoup de gens merveilleux, chacun ayant sa façon d’enseigner et de bouger, et j’ai essayé d’apprendre autant que je pouvais d’eux. Ce qui n’est pas facile du tout. Ces stages se déroulent habituellement pendant deux jours, du matin jusque tard dans l’après-midi, et ils peuvent être très intenses, autant physiquement que mentalement. Vers la fin, on est déjà complètement épuisés. Et accablés : il y a tellement d’information à digérer, tellement de choses à comprendre, c’est incroyable !

Et ça n’a pas été différent ce week-end non plus. Mais, comme Duncan l’a dit, on n’a pas besoin de mémoriser les techniques ; si le corps a absorbé des connaissances pendant l’entraînement, ça va sortir quand on s’y attendra le moins. Ce que j’ai vraiment aimé du stage c’est la façon dont nous nous sommes entraînés : très, très lentement, en essayant de comprendre l’effet que notre mouvement a sur le corps de Uke, comment il le fait réagir et ce qui peut se passer à partir de là. C’est une façon d’entraînement étonnante et cette révélation m’a apporté le privilège d’aller au milieu pour démontrer une technique devant tout le monde. Pas besoin de dire que j’ai été absolument terrifiée par cette idée ; mais la chose bizarre est que le tremblement et la sensation d’évanouissement que je ressens d’habitude dans ces situations se sont manifestés plutôt après, quand tout était fini. En y pensant maintenant, je me rends compte que je n’étais pas trop nerveuse quand j’étais là à montrer la technique ; je me concentrais sur ce que j’avais à faire et le sentiment de peur et d’avoir tout oublié avait disparu pendant ces quelques secondes. Est-ce que ça veut dire que j’ai grandi un peu ? (LOL)

Duncan a mis beaucoup d’accent sur les mots « bougez, arrêtez-vous et pensez ». On doit utiliser son cerveau quand on fait un mouvement, que ce soit un blocage, une contre-attaque ou juste un Tai Sabaki. Ne vous dépêchez pas d’agir sans penser, sans vous rendre compte que vous laissez à l’adversaire des opportunités d’attaque. Duncan a dit aussi que, malgré le fait que l’on doit bouger naturellement, réagir assez vite pour se défendre et adapter les Kamae et les techniques au monde réel, on ne peut pas faire ça avant de pratiquer les bases sans cesse. Le corps doit apprendre le Kata avant qu’il puisse le transformer dans un « mouvement naturel » qui sortira lorsqu’on en aura besoin. La transition vers ce « mouvement naturel » n’est pas quelque chose que l’on puisse faire consciemment, que l’on puisse « décider ». Cela va arriver tout simplement un jour, naturellement. Mais, pour que ça arrive, on doit continuer à s’entraîner.

Il y a eu beaucoup d’autres choses, bien sûr, et mon cerveau est toujours en train d’essayer de tout comprendre. Le Ninjutsu est très amusant, mais on doit le prendre en sérieux aussi, et c’est très important (et très difficile) d’avoir cet équilibre. Ce qui compte à la fin c’est que j’ai adoré le stage et j’ai eu le sentiment d’avoir réussi à me connaître moi-même un peu plus. Encore plus important est le fait qu’il a renouvelé la joie que j’ai toujours sentie lorsque j’allais aux cours de Ninjutsu.

Merci Duncan pour les enseignements (et les blagues, lol) et merci Estelle et Manolo d’avoir organisé ce stage.

Luiza"
 

"Bonjour Estelle et Manolo,

Je voulais prendre une minute pour vous remercier de m'avoir invité pour le stage et souper avec Duncan.  Pour ceux qui n'ont jamais été au Japon c'était un stage formidable, mais pour ceux, comme nous, qui y sommes déjà allés, c'est vraiment reconnaitre que ce que Duncan enseigne est réellement la technique et l'esprit d'Hatsumi Sensei, Nagato Sensei et des autres shihan.  Les mots que Duncan utilisait étaient comme un genre d’écho ou d'onde invisible qui nous garde en connexion avec la source, comme un genre de Nawa no Kankaku.

Merci encore et j'espère à très bientôt!
 
Yvan
 

"Ça a été agréable. Un autre stage où je n’ai pas beaucoup compris. Ce n’est pas parce que le matériel pédagogique n’était pas là ou parce que l’instructeur n’était pas bon. Au contraire. C’était le genre de stage où l’information n’est pas digérée tout de suite, mais reste avec vous après.

Duncan a pris son temps avec nous et je lui en suis reconnaissant. Il a pris le temps de décomposer les mouvements et nous a aussi ramenés gentiment à la réalité en nous montrant qu’il était très facile de se faire des illusions de grandeur. OK, peut-être pas de grandeur, mais de suffisance. Nous nous sommes sentis comme des enfants parfois : les yeux écarquillés, essayant de comprendre ce qui se passait devant nous. Même si ça paraît simple, ça nous a donné assez d’informations pour y travailler dessus pendant les mois suivants.

Honnêtement, je sais que j’avais besoin de ça. Donc, merci pour un stage merveilleux et pour avoir été si généreux. Je sais que ça a aidé et que ça aidera. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul à le croire.

Merci !

Serge
(Et je suis content de vous dire que ma jambe ne me fait plus mal…;o) )"
 
 

"Je vais commencer par dire que ça a été un vrai plaisir de rencontrer Duncan et vivre l’expérience de sa transmission du Bujinkan. Je n’avais jamais participé à ses cours avant et j’avais basé ma décision de venir à ce stage simplement en regardant Duncan servir d’Uke aux cours de Soke pendant le voyage que j’ai fait récemment au Japon. A l’aide de quelques mots simples, Duncan a révélé les trous et les mauvaises habitudes présents dans mon Taijutsu et, tout aussi facilement, il a fourni des façons pour corriger ces problèmes.

Il a partagé beaucoup de choses concernant l’entraînement quand on est au Japon et beaucoup de moments amusants aussi.

Merci encore.
Robert"
 
 
 
 
 
Démonstration au Centre Culturel de la Langue la
Japonaise, le 18 Avril 2010
 
Merci une nouvelle fois au Centre Culturel de la Langue Japonaise à Montréal, pour nous avoir invités pour la deuxième année consécutive à leur festival du printemps (Matsuri).
 
Merci à tous nos élèves, petits et grands, pour leur présence, leur implication et leur entrainement pour la réalisation de cette très belle démonstration.
 
Ce fût une excellente journée, et l'accueil comme toujours, fût très chaleureux.
 
Merci encore une fois à tous et regardez vos exploîts sur l'album photo:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sensei et Fabrice 
 
 
 
 
 
Moi et Fabrice devant le Hombu Dojo 
Mon 8ème voyage au Japon, Avril 2010
 
 8ième voyage au Japon

Pour mon 8ième voyage au Japon, j’ai eu le plaisir d’avoir mon élève Fabrice Lhermitte begin_of_the_skype_highlighting     end_of_the_skype_highlighting (Shidoshi, Bujinkan Normandie) avec moi pendant tout le séjour.

Cette fois-ci le séjour fût un peu plus court que d’habitude, seulement 7 jours sur place. Mais nous avons eu la chance de loger dans un des appartements de Shawn Gray, à Noda, à juste 10 min à pied du Hombu Dojo.

Le temps a été très bizarre, entre la neige et les 25°C on ne savait trop comment s’habiller.

Nous avons commencé par un cours avec Seno Sensei et, comme toujours, c’est un vrai plaisir d’aller à ses cours. Seno Sensei est tellement gentil et disponible ; ses cours sont très, très difficiles tellement le niveau technique est élevé, mais c’est fantastique à chaque fois. Et on ne peut être que fier d’être un de ses élèves.

Nous avons bien sûr enchainé les jours suivants avec Noguchi Sensei, Nagato Sensei et Oguri Sensei. Et tous sont comme toujours incroyables et on continue de découvrir de petits détails dont on sait qu’on a des mois, voire des années, devant nous pour les « maîtriser » .

Bien sûr nous avons pu participer à 3 cours avec Hatsumi Sensei. C’est d’ailleurs durant le cours d’Hatsumi Sensei au Budokan que Fabrice a passé avec succès son Godan test. Son professeur n’était pas peu fier, c’est moi qui vous le dis (lol)!

C’est toujours intéressant de venir comme cela avec un élève, car à travers lui vous revivez un peu de cette magie déroutante de vos débuts, quand vous ne saviez pas comment les choses se passent, à qui poser les questions, ce que vous avez le droit de faire ou de ne pas faire… C’est drôle et émouvant, même si parfois cela peut vous agacer un peu, mais c’est normal et c’est toujours une très bonne expérience.

Il faut rester ouvert sur ce qui se passe autour de nous, et d’ailleurs Sensei cette fois-ci a beaucoup insisté sur le fait de faire très attention à qui nous enseignons. C’est d’ailleurs durant un des cours au Hombu qu’il m’a demandé de transmettre son message ici au Canada :

Faites attention à qui vous enseignez. De nos jours nous voyageons beaucoup et nous ne connaissons pas forcement bien les gens que nous rencontrons. Si vous enseignez (lors d’un stage, ou d'un cours…), et qu’une personne dans l’assistance ne vous plaît pas (vous avez une mauvaise impression, un ressenti), ne lui enseignez rien, quitte à ne pas enseigner du tout.

C’était assez surprenant et complètement déroutant pour moi car c’est la première fois que Sensei s’est adressé à moi de cette manière. Et cela montre que Sensei quant à lui sait parfaitement qui l’entoure, car souvent on se dit qu’il ne nous reconnaît pas ou qu’il ne doit pas se souvenir de quel pays nous sommes (il voit passer tellement de monde !), mais bien au contraire il nous observe tous et je crois que peu de choses lui échappent. C’est ce qui rend ses cours si étonnants, car à chaque fois il joue sur plusieurs niveaux, et c’est également pour ca que le travail des traducteurs est si difficile, car en fin de compte lorsque qu’il parle du thème de l’année ou d’autres choses tout peut être traduit de façon différente et toutes les interprétations peuvent être bonnes. Cela dépend de nous, de notre cheminement de vie, de où nous en sommes dans notre évolution ; peut-être qu’une des interprétations sera la bonne maintenant et une autre dans quelques années, car nous aurons, enfin je l’espère, évolué.

Et voilà comme toujours un voyage très enrichissant et étonnant et il n’y a pas vraiment de mots pour le décrire il faut le vivre tout simplement.

Donc encore un autre voyage en perspective pour la fin de l’année, je l’espère.

Gambatte Kudasai !

Estelle Padeloup
Bujinkan Shihan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Amatsu Tatara Hichibuku Goshinjutsu, module 1, niveau 1 - 13 et 14 Mars 2010
 

Le Bujinkan Dojo Montréal a eu le plaisir et le grand honneur de recevoir le week-end du 13 et 14 Mars Monsieur Peter King, 15e Dan et Meinkyo Kaiden en AmatsuTatara Hichibuku Goshinjutsu pour notre 1er stage d’Amatsu Tatara, module 1, niveau 1.

Peter nous a également fait l’honneur de donner un cours de Budo Taijutsu le vendredi soir précédent le stage. Peter est un de nos proches amis, nous le connaissons depuis plusieurs années maintenant, et il ne cesse de nous impressionner par sa maîtrise des articulations,  les prises d’équilibre et la fluidité de ses mouvements, mais surtout par sa gentillesse qui en fait une personne attachante, facile à aborder et toujours prête à répondre aux questions. Merci Peter pour ce merveilleux cours sur les différentes façons d’utiliser Ura Gyaku .

Le stage d’Amatsu Tatara fût à l’image du cours de la veille. Peter nous a expliqué les origines historiques de l’Hichibuku Goshinjutsu, les liens avec le Ten Chi Jin et les Sanshin No Kata. Nous sommes ensuite passés à la  1ère application : équilibrer le corps, en utilisant les différents points d’acupuncture, dans un ordre bien précis ainsi que l’approche que nous devons avoir vis-à-vis d’un patient (pratiquant ou non-pratiquant d’arts martiaux) le tout accompagné par des anecdotes vécues par Peter pour illustrer tel ou tel point particulier. Ce qui a contribué à rendre le stage très convivial et chaleureux.

Le 2ème jour, nous avons fait quelque révision du 1er jour pour bien comprendre la séquence d’équilibrage du corps puis nous sommes passés à l’auto-traitement. Cet auto-traitement utilise également une séquence bien précise, et nous pouvons d’ailleurs voir une partie de cet auto-traitement quand on observe Maître Hatsumi, qui l’applique très souvent quand il est assis en train d’observer ou d’écouter un élève.

Au cours de ce week-end le feeling initial fût qu’on recevait une petite quantité  d’information, et à la fin de la 1ère journée je me suis dit moi-même que j’aurais voulu en voir plus. Mais à la fin du 2ème jour, eh bien, j’étais contente que ce ne soit pas le cas, tellement j’étais fatiguée énergétiquement. En fin de compte nous avons appris à utiliser 17 parties du corps pour le rééquilibrer (dont certaines utilisent une quinzaine de points et d’autres 2 à 6 mouvements spécifiques) et environ 22 mouvements pour l’auto-traitement (dont certains utilisent aussi de 2 à 15 points). C’est grâce à la façon très douce de Peter,  l’interaction avec ses anecdotes et sa parfaite maîtrise du sujet qui ont fait que nous sommes passés au travers de ce module 1 sans vraiment nous en rendre compte; il nous a montré aussi avec beaucoup de finesse les applications qui nous aiderons à améliorer notre Budo Taijutsu.

Un grand merci à Peter pour ce stage d’introduction à l’Amatsu Tatara très, très enrichissant.

Merci à tous les participants : à Robert et Rudolpho venus spécialement du Texas, à Michael venu de Toronto, à Frédéric Métivier et Michel Grandmont ainsi qu’à nos élèves qui nous ont bien aidés pour l’organisation et à Kazuyo et Keiko pour leur merveilleux Bento.

Tous les participants ont été unanimes pour continuer la suite du programme. Nous avons conjointement décidé de la date du prochain stage pour le module 2 qui se tiendra donc du 01 Octobre au 03 Octobre. Et, après en avoir discuté avec Peter et certains des participants, Peter a proposé de faire un résumé du module 1 pour ceux qui n’ont pas pu le suivre cette fois-ci, afin qu’ils puissent suivre le module 2. Ce résumé aura lieu le vendredi 01 Octobre de 14 h à 17 h. Et Peter nous fera encore une fois l’honneur d’un cours de Budo Taijutsu le vendredi soir de 19 h à 21 h.

Alors, si vous voulez découvrir l’Amatsu Tatara, venez nous rejoindre le 1er week-end d’Octobre; vous apprendrez vraiment une manière simple d’équilibrer le corps et de le soulager de ses tensions et vous découvrirez une nouvelle approche du Budo Taijutsu.

A bientôt,

Estelle Padeloup

Bujinkan Shihan
 

"Maux de tête, de dos, de genou, de poignet, de cou…parfois on souhaite qu’ils s’en aillent comme par magie. Mais qui a besoin de magie quand on a Peter King ?

Ce week-end notre dojo à Montréal a eu le plaisir d’accueillir l’un des plus hauts gradés du Bujinkan et qui est aussi parmi les quelques rares détenteurs d’un Menkyo Kaiden en Hichibuku Goshinjutsu, donné par Hatsumi Sensei. Qu’est-ce que c’est que le Hichibuku Goshinjutsu ? Pour le dire simplement, c’est l’art d’aider le corps à guérir naturellement. Quand une partie du corps fait mal, appliquer de la pression sur un certain point ou le masser plus ou moins doucement peut aider à soulager la douleur. On doit juste savoir sur quel point il faut appuyer ; et c’est exactement ce que Peter King nous a enseigné pendant ce séminaire remarquable.

Ce n’était qu’une introduction dans cet art des « doigts magiques », avec plus de modules à suivre cette année et l’année prochaine, mais ça nous a donné un aperçu de ce que Hichibuku signifie. Bien qu’on nous ait dit que cela n’était pas un séminaire de Budo et que ce serait très différent de nos stages d’arts martiaux habituels, j’ai trouvé qu’il était extraordinairement relié au Ninjutsu : ils nous demandent tous les deux de savoir comment le corps fonctionne, pour que nous soyons efficaces dans ce que nous essayons de faire : détruire l’ennemi ou guérir un ami. Peter a dit de regarder cet art comme étant l’autre face d’une même monnaie : d’un côté on a le Ninjutsu, où on se fait projeter dans tous les coins et on finit par avoir des bleus :), et de l’autre côté on a le Hichibuku, où on répare le tout et on soulage la douleur.

Le vendredi soir, avant le séminaire, j’ai eu aussi le privilège de voir Peter enseigner un cours de Ninjutsu. Il a montré Ura Gyaku, parmi autres choses, mais fait en utilisant plus les coudes que les mains. La façon dont il bouge et dont il fait les techniques est étonnante. Il peut bouger lentement et doucement au début, amenant Uke à l’endroit désiré, avant de finir la technique avec un mouvement rapide (et très douloureux, j’en suis sûre). Il utilise l’information que le corps de Uke lui donne afin de prendre son équilibre et le faire tomber par terre. Et ceci est valable pour le Hichibuku aussi. En fait, c’est la chose la plus importante : faire attention à l’information donné par le corps, que ce soit le nôtre ou celui de quelqu’un d’autre que nous traitons, apprendre à « écouter » avec les mains.

Pour tout dire, ça a été une expérience merveilleuse et j’attends avec impatience les prochains séminaires de Hichibuku et les prochains rencontres avec Peter, surtout pour entendre de nouveau ses blagues à mourir de rire :). Merci pour les enseignements, Peter, et merci Manolo et Estelle d’avoir organisé un tel événement. C’est vraiment différent du Budo, mais tellement relié à celui-ci.

Luiza,

Yonkyû"

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voyage Japon du 26 Novembre au 03 Décembre 2009
 

Mon voyage au Japon novembre – décembre 2009 où j’ai pu faire 6 cours avec les SHIHAN et 2 cours avec SOKE en plus du DAIKOMYO SAI,  le grand séminaire de HATSUMI SENSEI en honneur de son anniversaire.

En arrivant le 26 novembre tard dans l’après-midi à NARITA, il me restait  encore à aller jusqu’à UNGA (juste au sud de NODA) où  j’allais loger durant mon séjour. Sachant que le lendemain j’allais me réveiller très tôt à cause du jet- lag, le soir même je suis allé au cours de  Noguchi Sensei car je savais que cela me ferait du bien et m’aiderait peut-être à dormir un peu plus le lendemain matin.

Alors direction le HOMBU DOJO pour le cours,  là je retrouve plein d’amis et spécialement les 2 frères Mitrou de la Grèce.

Pour ce cours je me suis entraîné avec Antonis Mitrou. Le cours était axé sur le 4ème niveau de KOTO RYU et quelques techniques du 1er niveau :
  
Les KATA du 4ème niveau sont tous du Muto Dori mais comme il y avait un peu de monde, on a adapté ces mouvements en Taijutsu. Les principes que Noguchi Sensei a abordés pendant le cours sont : Juppô Sesshô et Yoko Aruki (qu’on utilise énormément en Koto).
 
La journée qui a suivi, j’ai passé du temps avec Arnaud Cousergue qui venait d’arriver, nous en avons profité pour aborder plusieurs choses par rapport au BUJINKAN. Et le soir nous avons eu un cours avec  SOKE où je me suis entrainé avec Arnaud : 
 
   Il faut savoir,  s’entrainer avec Arnaud est très intéressant surtout pour moi. Parce que c’est un 15ème  DAN, et c’est mon Prof depuis 1993, il m'a aidé énormément dans l’entrainement et dans la vie. C’est comme un père pour moi, mais maintenant il veut qu’on abandonne cette image et que l’on devienne des adultes responsables de nos actions. Mais à cela, j’aimerais ajouter que même si on devient en quelque sorte autonome (adultes responsables), il ne faut pas oublier d’où on vient et respecter ceux qui nous ont montré le chemin.

L'une des choses que Sensei a abordées pendant ce cours, c’est de ne jamais terminer les techniques.

La journée suivante est restée pour moi la plus importante de mon voyage :

   Premièrement c’était le 1er cours de ce voyage avec  Senho Sensei qui est pour moi très important. Car j’ai un feeling spécial avec lui, feeling que jusqu’à aujourd’hui je n’arrive pas encore à expliquer complètement. Et juste avant le cours j’ai pu avoir une conversation privée avec lui pour lui demander quelque chose de très importante : S'il voulait bien devenir  notre Sensei, à Estelle et moi, pour le future et il a formellement répondu  HAI (oui, en japonais).

   SENSEI, DOMO ARIGATO GOZAIMASU !

La journée a continué avec son cours, et j’ai enchainé avec un cours d’Oguri Sensei  suivit d’un cours avec Nagato Sensei dans son Dôjô.

Et c’est déjà dimanche avec un cours de SOKE où le Dôjô était rempli avec 197 personnes. Le cours s’est très bien passé avec peu d’entraînement mais beaucoup d’explications de Sensei et des démonstrations des 15ème Dan. Ainsi qu’une séance de calligraphies de Sensei.

Les concepts que Soke a abordés sont trop nombreux pour les nommer tous, alors en voilà un : ENNO KIRI NAI ou ne pas couper les connections.

Le lendemain c’est l’heure pour le Daikomyosai, 3 jours d’entraînement intensif avec SOKE et toute la famille du BUJINKAN présente au Japon.
 
Pendant les 3 jours qui ont suivi j’ai pu m’entrainer avec Brad Hutchinson 15ème Dan Canadian, Duncan Stewart du Japon 15ème Dan, Arnaud Cousergue de France 15ème Dan, Robin Doenicke du Japon 15ème Dan, José Manuel Rodriguez Conde d’Espagne 15ème  Dan et Rosa María Doménech d’Espagne 11ème Dan et beaucoup d’autres encore.
 

Soke a fait de nombreux Henka sur les techniques démontrées par les 15ème Dan, qui étaient mis en avant durant le DKMS. Et l'une des choses qui m'ont marquées, sont les histoires que les SHIHAN Japonais nous ont contées de leur expérience durant leur entraînement avec Sensei au début de leur apprentissage.

Et si j’ai bien compris toutes les histoires qu’ils nous ont racontées, nous actuellement, nous sommes très doux durant les entrainements et que ceux-ci n'ont rien avoir avec les cours qu’ils ont suivis avec Sensei dans le temps.

Moi, maintenant que mon séjour est terminé, je n’ai qu’une seule envie, c’est d’y retourner le plus tôt possible.

Manolo Serrano

Bujinkan Shihan

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