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Stage avec Duncan Stewart, les 07 et 08 Août 2010 |
C’est avec un grand plaisir que nous avons reçus Duncan durant une semaine à Montréal. Manolo et moi-même avons était très privilégié car Duncan est une personne simple et directe, et ce sont 2 des principales qualités que nous aimons.
Le cours de base qu’il a eu la gentillesse de nous offrir le jeudi soir avant le stage, a été une perle de richesse en termes d’exercices d’apprentissage et d’explications pour nous comme pour nos élèves. Merci Duncan!
Cela nous a d’ailleurs fait prendre conscience que nous avions depuis quelques (sans nous en rendre compte) laisser un peu aller les choses. Même si nos cours jusqu’à présent étaient très accès sur les bases, ils ne l’étaient pas assez en profondeur, de même en ce qui concerne l’étiquette. Cela nous a permis de nous réaligner sur la bonne voie, de redresser la barre en somme. D’où l’importance de faire venir des gens comme Duncan, qui vivent ou vont régulièrement au Japon depuis longtemps.
Il nous a d’ailleurs rappelé un travail très important, celui de travailler lentement. Ce que nous occidentaux avons du mal à comprendre, à faire, à appréhender… Mais ce travail lent ce base sur trois principes :
∞ Shu (uke ne montre aucune résistance, ce laisse faire)
∞ Ha (uke suit le mouvement, l’action s’accélère un peu)
∞ Ri (il y a interaction entre Uke et Tori, à vitesse normale pourrait on dire)
Mais sur c’est trois principes nous ne passons pas assez de temps sur le 1er : Shu, celui-ci est pourtant le plus important de tous, c’est avec lui que nous construisons les fondations de notre Taijutsu futur. Et tout comme une maison, si les fondations ne sont pas solides elle finira par se craqueler ou s’écrouler. Ce qu’il ne faut pas oublier quand on travail le Shu, c’est que cela ne nous permet pas seulement de travailler lentement et par la même travailler notre souplesse, notre résistance musculaire… mais aussi cela nous apprend à écouter le corps c’est à dire les réactions corporelles de notre partenaire. Celui-ci ne résistant pas, c’est son propre corps qui réagit et non son cerveau, donc cela nous permet de comprendre le corps humain et ses tensions ainsi que l’étude des angles et de la distance. Et nous découvrons alors le triptyque vital de notre art : corps, angle, distance que l’on peut bien sûr apparenté au Ten Chi Jin. Ce qui peut bien évidement être démultiplier en une infinité de possibilités :
· Le corps peut être vu en Ten (le haut du corps), Chi (des hanches aux pieds) Jin (le hara)
· Les angles : en appliquant le Ten Chi Jin vous créez une sphère
· La distance : qui dépendra de votre placement du haut du corps (Ten), de vos hanches/pieds (Chi) , de votre Hara (jin) qui lie le Ten et le Chi.
· Etc….
Merci encore une fois à Duncan pour ce rafraichissement nécessaire. Et pour toutes les excellents discussions à cœur ouverts que nous avons eu, Manolo a été plus chanceux que moi d’ailleurs (travail oblige).
Je vous recommande d’ailleurs d’aller lire les textes de Duncan sur son blogue vous y apprendrez beaucoup, notamment sur d’autres principes qui ont étaient abordé pendant ce stage : Shugyo
Merci à tous les participants venus du Texas, Québec, Magog, Ottawa et à tous nos élèves. C’est grâce à vous que nous pouvons organiser ce genre d’évènements. Merci!
"Si je pensais avant que le Ninjutsu était un art martial extraordinaire, maintenant j’en suis complètement persuadée. La raison de cette nouvelle preuve « d’extraordinaireté » (LOL) est le stage auquel j’ai participé ce week-end, où j’ai rencontré Duncan Stewart, un 15e dan qui vit au Japon depuis six ans.
Depuis que j’ai commencé le Ninjutsu, je suis allée à beaucoup de stages et j’ai rencontré beaucoup de gens merveilleux, chacun ayant sa façon d’enseigner et de bouger, et j’ai essayé d’apprendre autant que je pouvais d’eux. Ce qui n’est pas facile du tout. Ces stages se déroulent habituellement pendant deux jours, du matin jusque tard dans l’après-midi, et ils peuvent être très intenses, autant physiquement que mentalement. Vers la fin, on est déjà complètement épuisés. Et accablés : il y a tellement d’information à digérer, tellement de choses à comprendre, c’est incroyable !
Et ça n’a pas été différent ce week-end non plus. Mais, comme Duncan l’a dit, on n’a pas besoin de mémoriser les techniques ; si le corps a absorbé des connaissances pendant l’entraînement, ça va sortir quand on s’y attendra le moins. Ce que j’ai vraiment aimé du stage c’est la façon dont nous nous sommes entraînés : très, très lentement, en essayant de comprendre l’effet que notre mouvement a sur le corps de Uke, comment il le fait réagir et ce qui peut se passer à partir de là. C’est une façon d’entraînement étonnante et cette révélation m’a apporté le privilège d’aller au milieu pour démontrer une technique devant tout le monde. Pas besoin de dire que j’ai été absolument terrifiée par cette idée ; mais la chose bizarre est que le tremblement et la sensation d’évanouissement que je ressens d’habitude dans ces situations se sont manifestés plutôt après, quand tout était fini. En y pensant maintenant, je me rends compte que je n’étais pas trop nerveuse quand j’étais là à montrer la technique ; je me concentrais sur ce que j’avais à faire et le sentiment de peur et d’avoir tout oublié avait disparu pendant ces quelques secondes. Est-ce que ça veut dire que j’ai grandi un peu ? (LOL)
Duncan a mis beaucoup d’accent sur les mots « bougez, arrêtez-vous et pensez ». On doit utiliser son cerveau quand on fait un mouvement, que ce soit un blocage, une contre-attaque ou juste un Tai Sabaki. Ne vous dépêchez pas d’agir sans penser, sans vous rendre compte que vous laissez à l’adversaire des opportunités d’attaque. Duncan a dit aussi que, malgré le fait que l’on doit bouger naturellement, réagir assez vite pour se défendre et adapter les Kamae et les techniques au monde réel, on ne peut pas faire ça avant de pratiquer les bases sans cesse. Le corps doit apprendre le Kata avant qu’il puisse le transformer dans un « mouvement naturel » qui sortira lorsqu’on en aura besoin. La transition vers ce « mouvement naturel » n’est pas quelque chose que l’on puisse faire consciemment, que l’on puisse « décider ». Cela va arriver tout simplement un jour, naturellement. Mais, pour que ça arrive, on doit continuer à s’entraîner.
Il y a eu beaucoup d’autres choses, bien sûr, et mon cerveau est toujours en train d’essayer de tout comprendre. Le Ninjutsu est très amusant, mais on doit le prendre en sérieux aussi, et c’est très important (et très difficile) d’avoir cet équilibre. Ce qui compte à la fin c’est que j’ai adoré le stage et j’ai eu le sentiment d’avoir réussi à me connaître moi-même un peu plus. Encore plus important est le fait qu’il a renouvelé la joie que j’ai toujours sentie lorsque j’allais aux cours de Ninjutsu.
Merci Duncan pour les enseignements (et les blagues, lol) et merci Estelle et Manolo d’avoir organisé ce stage.
Luiza"
"Bonjour Estelle et Manolo,
Je voulais prendre une minute pour vous remercier de m'avoir invité pour le stage et souper avec Duncan. Pour ceux qui n'ont jamais été au Japon c'était un stage formidable, mais pour ceux, comme nous, qui sommes déjà allé, c'est vraiment reconnaitre que ce que Duncan enseigne est réellement la technique et l'esprit d'Hatsumi Sensei, Nagato Sensei et des autres shihan. Les mots que Duncan utilisait été comme un genre d’écho ou d'onde invisible qui nous garde en connexion avec la source, comme un genre de Nawa no Kankaku.
Merci encore et j'espère a très bientôt!
Yvan
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Démonstration au Centre Culturel de la Langue la
Japonaise, le 18 Avril 2010 |
Merci une nouvelle fois au Centre Culturel de la Langue Japonaise à Montréal, pour nous avoir invités pour la deuxième année consécutive à leur festival du printemps (Matsuri).
Merci à tous nos élèves, petits et grands, pour leur présence, leur implication et leur entrainement pour la réalisation de cette très belle démonstration.
Ce fût une excellente journée, et l'accueil comme toujours, fût très chaleureux.
Merci encore une fois à tous et regardez vos exploîts sur l'album photo:
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Sensei et Fabrice
Moi et Fabrice devant le Hombu Dojo |
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Mon 8ème voyage au Japon, Avril 2010 |
8ième voyage au Japon
Pour mon 8ième voyage au Japon, j’ai eu le plaisir d’avoir mon élève Fabrice Lhermitte begin_of_the_skype_highlighting end_of_the_skype_highlighting (Shidoshi, Bujinkan Normandie) avec moi pendant tout le séjour.
Cette fois-ci le séjour fût un peu plus court que d’habitude, seulement 7 jours sur place. Mais nous avons eu la chance de loger dans un des appartements de Shawn Gray, à Noda, à juste 10 min à pied du Hombu Dojo.
Le temps a été très bizarre, entre la neige et les 25°C on ne savait trop comment s’habiller.
Nous avons commencé par un cours avec Seno Sensei et, comme toujours, c’est un vrai plaisir d’aller à ses cours. Seno Sensei est tellement gentil et disponible ; ses cours sont très, très difficiles tellement le niveau technique est élevé, mais c’est fantastique à chaque fois. Et on ne peut être que fier d’être un de ses élèves.
Nous avons bien sûr enchainé les jours suivants avec Noguchi Sensei, Nagato Sensei et Oguri Sensei. Et tous sont comme toujours incroyables et on continue de découvrir de petits détails dont on sait qu’on a des mois, voire des années, devant nous pour les « maîtriser » .
Bien sûr nous avons pu participer à 3 cours avec Hatsumi Sensei. C’est d’ailleurs durant le cours d’Hatsumi Sensei au Budokan que Fabrice a passé avec succès son Godan test. Son professeur n’était pas peu fier, c’est moi qui vous le dis (lol)!
C’est toujours intéressant de venir comme cela avec un élève, car à travers lui vous revivez un peu de cette magie déroutante de vos débuts, quand vous ne saviez pas comment les choses se passent, à qui poser les questions, ce que vous avez le droit de faire ou de ne pas faire… C’est drôle et émouvant, même si parfois cela peut vous agacer un peu, mais c’est normal et c’est toujours une très bonne expérience.
Il faut rester ouvert sur ce qui se passe autour de nous, et d’ailleurs Sensei cette fois-ci a beaucoup insisté sur le fait de faire très attention à qui nous enseignons. C’est d’ailleurs durant un des cours au Hombu qu’il m’a demandé de transmettre son message ici au Canada :
Faites attention à qui vous enseignez. De nos jours nous voyageons beaucoup et nous ne connaissons pas forcement bien les gens que nous rencontrons. Si vous enseignez (lors d’un stage, ou d'un cours…), et qu’une personne dans l’assistance ne vous plaît pas (vous avez une mauvaise impression, un ressenti), ne lui enseignez rien, quitte à ne pas enseigner du tout.
C’était assez surprenant et complètement déroutant pour moi car c’est la première fois que Sensei s’est adressé à moi de cette manière. Et cela montre que Sensei quant à lui sait parfaitement qui l’entoure, car souvent on se dit qu’il ne nous reconnaît pas ou qu’il ne doit pas se souvenir de quel pays nous sommes (il voit passer tellement de monde !), mais bien au contraire il nous observe tous et je crois que peu de choses lui échappent. C’est ce qui rend ses cours si étonnants, car à chaque fois il joue sur plusieurs niveaux, et c’est également pour ca que le travail des traducteurs est si difficile, car en fin de compte lorsque qu’il parle du thème de l’année ou d’autres choses tout peut être traduit de façon différente et toutes les interprétations peuvent être bonnes. Cela dépend de nous, de notre cheminement de vie, de où nous en sommes dans notre évolution ; peut-être qu’une des interprétations sera la bonne maintenant et une autre dans quelques années, car nous aurons, enfin je l’espère, évolué.
Et voilà comme toujours un voyage très enrichissant et étonnant et il n’y a pas vraiment de mots pour le décrire il faut le vivre tout simplement.
Donc encore un autre voyage en perspective pour la fin de l’année, je l’espère.
Gambatte Kudasai !
Estelle Padeloup
Bujinkan Shihan |
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Amatsu Tatara Hichibuku Goshinjutsu, module 1, niveau 1 - 13 et 14 Mars 2010 |

Le Bujinkan Dojo Montréal a eu le plaisir et le grand honneur de recevoir le week-end du 13 et 14 Mars Monsieur Peter King, 15e Dan et Meinkyo Kaiden en AmatsuTatara Hichibuku Goshinjutsu pour notre 1er stage d’Amatsu Tatara, module 1, niveau 1.
Peter nous a également fait l’honneur de donner un cours de Budo Taijutsu le vendredi soir précédent le stage. Peter est un de nos proches amis, nous le connaissons depuis plusieurs années maintenant, et il ne cesse de nous impressionner par sa maîtrise des articulations, les prises d’équilibre et la fluidité de ses mouvements, mais surtout par sa gentillesse qui en fait une personne attachante, facile à aborder et toujours prête à répondre aux questions. Merci Peter pour ce merveilleux cours sur les différentes façons d’utiliser Ura Gyaku .
Le stage d’Amatsu Tatara fût à l’image du cours de la veille. Peter nous a expliqué les origines historiques de l’Hichibuku Goshinjutsu, les liens avec le Ten Chi Jin et les Sanshin No Kata. Nous sommes ensuite passés à la 1ère application : équilibrer le corps, en utilisant les différents points d’acupuncture, dans un ordre bien précis ainsi que l’approche que nous devons avoir vis-à-vis d’un patient (pratiquant ou non-pratiquant d’arts martiaux) le tout accompagné par des anecdotes vécues par Peter pour illustrer tel ou tel point particulier. Ce qui a contribué à rendre le stage très convivial et chaleureux.
Le 2ème jour, nous avons fait quelque révision du 1er jour pour bien comprendre la séquence d’équilibrage du corps puis nous sommes passés à l’auto-traitement. Cet auto-traitement utilise également une séquence bien précise, et nous pouvons d’ailleurs voir une partie de cet auto-traitement quand on observe Maître Hatsumi, qui l’applique très souvent quand il est assis en train d’observer ou d’écouter un élève.
Au cours de ce week-end le feeling initial fût qu’on recevait une petite quantité d’information, et à la fin de la 1ère journée je me suis dit moi-même que j’aurais voulu en voir plus. Mais à la fin du 2ème jour, eh bien, j’étais contente que ce ne soit pas le cas, tellement j’étais fatiguée énergétiquement. En fin de compte nous avons appris à utiliser 17 parties du corps pour le rééquilibrer (dont certaines utilisent une quinzaine de points et d’autres 2 à 6 mouvements spécifiques) et environ 22 mouvements pour l’auto-traitement (dont certains utilisent aussi de 2 à 15 points). C’est grâce à la façon très douce de Peter, l’interaction avec ses anecdotes et sa parfaite maîtrise du sujet qui ont fait que nous sommes passés au travers de ce module 1 sans vraiment nous en rendre compte; il nous a montré aussi avec beaucoup de finesse les applications qui nous aiderons à améliorer notre Budo Taijutsu.
Un grand merci à Peter pour ce stage d’introduction à l’Amatsu Tatara très, très enrichissant.
Merci à tous les participants : à Robert et Rudolpho venus spécialement du Texas, à Michael venu de Toronto, à Frédéric Métivier et Michel Grandmont ainsi qu’à nos élèves qui nous ont bien aidés pour l’organisation et à Kazuyo et Keiko pour leur merveilleux Bento.
Tous les participants ont été unanimes pour continuer la suite du programme. Nous avons conjointement décidé de la date du prochain stage pour le module 2 qui se tiendra donc du 01 Octobre au 03 Octobre. Et, après en avoir discuté avec Peter et certains des participants, Peter a proposé de faire un résumé du module 1 pour ceux qui n’ont pas pu le suivre cette fois-ci, afin qu’ils puissent suivre le module 2. Ce résumé aura lieu le vendredi 01 Octobre de 14 h à 17 h. Et Peter nous fera encore une fois l’honneur d’un cours de Budo Taijutsu le vendredi soir de 19 h à 21 h.
Alors, si vous voulez découvrir l’Amatsu Tatara, venez nous rejoindre le 1er week-end d’Octobre; vous apprendrez vraiment une manière simple d’équilibrer le corps et de le soulager de ses tensions et vous découvrirez une nouvelle approche du Budo Taijutsu.
A bientôt,
Estelle Padeloup
Bujinkan Shihan
"Maux de tête, de dos, de genou, de poignet, de cou…parfois on souhaite qu’ils s’en aillent comme par magie. Mais qui a besoin de magie quand on a Peter King ?
Ce week-end notre dojo à Montréal a eu le plaisir d’accueillir l’un des plus hauts gradés du Bujinkan et qui est aussi parmi les quelques rares détenteurs d’un Menkyo Kaiden en Hichibuku Goshinjutsu, donné par Hatsumi Sensei. Qu’est-ce que c’est que le Hichibuku Goshinjutsu ? Pour le dire simplement, c’est l’art d’aider le corps à guérir naturellement. Quand une partie du corps fait mal, appliquer de la pression sur un certain point ou le masser plus ou moins doucement peut aider à soulager la douleur. On doit juste savoir sur quel point il faut appuyer ; et c’est exactement ce que Peter King nous a enseigné pendant ce séminaire remarquable.
Ce n’était qu’une introduction dans cet art des « doigts magiques », avec plus de modules à suivre cette année et l’année prochaine, mais ça nous a donné un aperçu de ce que Hichibuku signifie. Bien qu’on nous ait dit que cela n’était pas un séminaire de Budo et que ce serait très différent de nos stages d’arts martiaux habituels, j’ai trouvé qu’il était extraordinairement relié au Ninjutsu : ils nous demandent tous les deux de savoir comment le corps fonctionne, pour que nous soyons efficaces dans ce que nous essayons de faire : détruire l’ennemi ou guérir un ami. Peter a dit de regarder cet art comme étant l’autre face d’une même monnaie : d’un côté on a le Ninjutsu, où on se fait projeter dans tous les coins et on finit par avoir des bleus :), et de l’autre côté on a le Hichibuku, où on répare le tout et on soulage la douleur.
Le vendredi soir, avant le séminaire, j’ai eu aussi le privilège de voir Peter enseigner un cours de Ninjutsu. Il a montré Ura Gyaku, parmi autres choses, mais fait en utilisant plus les coudes que les mains. La façon dont il bouge et dont il fait les techniques est étonnante. Il peut bouger lentement et doucement au début, amenant Uke à l’endroit désiré, avant de finir la technique avec un mouvement rapide (et très douloureux, j’en suis sûre). Il utilise l’information que le corps de Uke lui donne afin de prendre son équilibre et le faire tomber par terre. Et ceci est valable pour le Hichibuku aussi. En fait, c’est la chose la plus importante : faire attention à l’information donné par le corps, que ce soit le nôtre ou celui de quelqu’un d’autre que nous traitons, apprendre à « écouter » avec les mains.
Pour tout dire, ça a été une expérience merveilleuse et j’attends avec impatience les prochains séminaires de Hichibuku et les prochains rencontres avec Peter, surtout pour entendre de nouveau ses blagues à mourir de rire :). Merci pour les enseignements, Peter, et merci Manolo et Estelle d’avoir organisé un tel événement. C’est vraiment différent du Budo, mais tellement relié à celui-ci.
Luiza,
Yonkyû"
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Voyage Japon du 26 Novembre au 03 Décembre 2009 |
Mon voyage au Japon novembre – décembre 2009 où j’ai pu faire 6 cours avec les SHIHAN et 2 cours avec SOKE en plus du DAIKOMYO SAI, le grand séminaire de HATSUMI SENSEI en honneur de son anniversaire.
En arrivant le 26 novembre tard dans l’après-midi à NARITA, il me restait encore à aller jusqu’à UNGA (juste au sud de NODA) où j’allais loger durant mon séjour. Sachant que le lendemain j’allais me réveiller très tôt à cause du jet- lag, le soir même je suis allé au cours de Noguchi Sensei car je savais que cela me ferait du bien et m’aiderait peut-être à dormir un peu plus le lendemain matin.
Alors direction le HOMBU DOJO pour le cours, là je retrouve plein d’amis et spécialement les 2 frères Mitrou de la Grèce.
Pour ce cours je me suis entraîné avec Antonis Mitrou. Le cours était axé sur le 4ème niveau de KOTO RYU et quelques techniques du 1er niveau :
Les KATA du 4ème niveau sont tous du Muto Dori mais comme il y avait un peu de monde, on a adapté ces mouvements en Taijutsu. Les principes que Noguchi Sensei a abordés pendant le cours sont : Juppô Sesshô et Yoko Aruki (qu’on utilise énormément en Koto).
La journée qui a suivi, j’ai passé du temps avec Arnaud Cousergue qui venait d’arriver, nous en avons profité pour aborder plusieurs choses par rapport au BUJINKAN. Et le soir nous avons eu un cours avec SOKE où je me suis entrainé avec Arnaud :
Il faut savoir, s’entrainer avec Arnaud est très intéressant surtout pour moi. Parce que c’est un 15ème DAN, et c’est mon Prof depuis 1993, il m'a aidé énormément dans l’entrainement et dans la vie. C’est comme un père pour moi, mais maintenant il veut qu’on abandonne cette image et que l’on devienne des adultes responsables de nos actions. Mais à cela, j’aimerais ajouter que même si on devient en quelque sorte autonome (adultes responsables), il ne faut pas oublier d’où on vient et respecter ceux qui nous ont montré le chemin.
L'une des choses que Sensei a abordées pendant ce cours, c’est de ne jamais terminer les techniques.
La journée suivante est restée pour moi la plus importante de mon voyage :
Premièrement c’était le 1er cours de ce voyage avec Senho Sensei qui est pour moi très important. Car j’ai un feeling spécial avec lui, feeling que jusqu’à aujourd’hui je n’arrive pas encore à expliquer complètement. Et juste avant le cours j’ai pu avoir une conversation privée avec lui pour lui demander quelque chose de très importante : S'il voulait bien devenir notre Sensei, à Estelle et moi, pour le future et il a formellement répondu HAI (oui, en japonais).
SENSEI, DOMO ARIGATO GOZAIMASU !
La journée a continué avec son cours, et j’ai enchainé avec un cours d’Oguri Sensei suivit d’un cours avec Nagato Sensei dans son Dôjô.
Et c’est déjà dimanche avec un cours de SOKE où le Dôjô était rempli avec 197 personnes. Le cours s’est très bien passé avec peu d’entraînement mais beaucoup d’explications de Sensei et des démonstrations des 15ème Dan. Ainsi qu’une séance de calligraphies de Sensei.
Les concepts que Soke a abordés sont trop nombreux pour les nommer tous, alors en voilà un : ENNO KIRI NAI ou ne pas couper les connections.
Le lendemain c’est l’heure pour le Daikomyosai, 3 jours d’entraînement intensif avec SOKE et toute la famille du BUJINKAN présente au Japon.
Pendant les 3 jours qui ont suivi j’ai pu m’entrainer avec Brad Hutchinson 15ème Dan Canadian, Duncan Stewart du Japon 15ème Dan, Arnaud Cousergue de France 15ème Dan, Robin Doenicke du Japon 15ème Dan, José Manuel Rodriguez Conde d’Espagne 15ème Dan et Rosa María Doménech d’Espagne 11ème Dan et beaucoup d’autres encore.
Soke a fait de nombreux Henka sur les techniques démontrées par les 15ème Dan, qui étaient mis en avant durant le DKMS. Et l'une des choses qui m'ont marquées, sont les histoires que les SHIHAN Japonais nous ont contées de leur expérience durant leur entraînement avec Sensei au début de leur apprentissage.
Et si j’ai bien compris toutes les histoires qu’ils nous ont racontées, nous actuellement, nous sommes très doux durant les entrainements et que ceux-ci n'ont rien avoir avec les cours qu’ils ont suivis avec Sensei dans le temps.
Moi, maintenant que mon séjour est terminé, je n’ai qu’une seule envie, c’est d’y retourner le plus tôt possible.
Manolo Serrano
Bujinkan Shihan |
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© Bujinkan Dojo Montreal |
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