Bujinkan Dôjô Montréal 

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Autres évènements 2012 :
 
 
  
Le prochain stage de Thérapie Hichibuku avec Peter King pour 2012.
 
Module 5 niveau 1 les 31 Mars et 01 Avril 2012. Déplacé à une date ultérieure
 
Module 6 niveau 1, finalise le niveau 1 avec revue et examen en juin 2012. Déplacé à une date ultérieure
 
 
Évènements internationaux 2012 :
 

 

 


 
 
 

 
 

Stage de Kukishinden Ryu, 31 Mars, 01 April 2012: Stage le 1er Avril ce n'est pas une blague...

 
Par Serge Blais,
 
 

Montréal, 1er avril 2012

Je trouve toujours que c’est drôle d’écrire quelque chose le 1er avril, mais voilà, c’est parti! Hier et aujourd’hui j’ai eu la chance de participer à un autre stage extraordinaire de Shihan Estelle Padeloup et Shihan Manolo Serrano. Ils sont des instructeurs formidables, alors je savais que ce serait extraordinaire. Je savais aussi que la matière présentée serait importante et je n’ai pas été déçu. Mais j’ai été aussi surpris. J’ai appris des choses reliées non seulement aux arts martiaux, mais aussi à la nature humaine.

Je n’essaie jamais dans ces notes de décrire le contenu technique du stage. Premièrement parce que je ne m’en souviens pas beaucoup et deuxièmement parce que je sais que ma description ne serait pas à la hauteur. Cependant, voici quelques choses que j’y ai appris…

Alors, ce type entre dans un bar avec ses amis et puis ils… La plupart des fois il y a une blague à la fin de l’histoire, mais il y a aussi un côté lyrique. Cette fois-ci, il y a en plus un côté guerrier. Le type va là-dedans avec des amis et, pour une raison inconnue, il a des problèmes avec les gens là-bas. Il est le seul dans le group qui sait se battre. Donc, il dit à ses amis: “si une bagarre se déclenche, restez à terre jusqu’à ce que tout soit fini”. Maintenant vous vous demandez peut-être comment cette histoire est reliée au stage. On va y arriver, dans quelques centaines de pages… ;o) Mais d’abord, voici ce que j’ai appris ou réappris ce week-end…

Premièrement, prenez soin de vous-mêmes.

Prenez soin de votre corps, car il doit tenir toute une vie et, plus il est en forme, plus les stages et l’entraînement en général seront agréables. J’ai de vieilles blessures qui, si je ne les soigne pas comme il faut, m’empêchent de m’amuser pendant l’entraînement. C’est ce qui s’est passé cette fin de semaine. Alors, s’il vous plaît, si vous vous blessez, assurez-vous de guérir comme il faut. Prenez soin de vous avant le stage, mais aussi pendant le stage. Reposez-vous bien, buvez assez d’eau et laissez vos partenaires d’entraînement savoir vos limites. Je n’ai jamais vu quelqu’un essayer de me faire du mal intentionnellement, mais je me suis entraîné avec des gens qui aimaient que tout soit le plus prêt de la réalité que possible (comme « ce gars-là » :0) ). Alors parlez, découvrez et définissez vos limites. C’est mieux de commencer en douceur et augmenter l’intensité, pour aller plus fort plus tard, que de devoir rester de côté pour le reste du stage à cause d’une blessure qui aurait dû être évitée…

Deuxièmement, votre entraînement ne regarde que vous-mêmes.

(Voir la discussion avec Nagato Sensei sur le blog ci-dessous: http://bujinkangard.wordpress.com/2011/03/page/7/)

Ne regardez pas les gens à côté de vous. Ils ne vivent pas votre vie et ils n’auront pas votre karma.   Chacun d’entre nous a des choses différentes à apprendre dans un stage. Profitez-en le plus possible, pour vous. En pratiquant le Budo, vous apprenez des choses sur vous-mêmes.  Quand vous êtes dans le pétrin, vous êtes votre plus grand atout, mais, si vous ne savez pas de quoi vous êtes capables, vous pouvez avoir plus de problèmes qu’au début. Pendant un bon stage vous allez connaître beaucoup de choses techniques, mais vous allez connaître aussi plus sur vous-mêmes.  Tandis que les choses techniques viennent de votre instructeur, l’apprentissage sur vous-mêmes viendra de votre engagement envers votre entraînement. Soyez impliqués dans votre entraînement.  

Troisièmement, respectez non seulement les autres, mais vous-mêmes aussi.

Quand vous choisissez la voie du Budo, vous choisissez un parcours, pas un programme. Apprenez à votre rythme, ne soyez pas découragés. Ne vous poussez pas au-delà de vos limites, mais faites de votre mieux. Aller jusqu’au bord d’un escarpement est amusant et excitant, mais aller plus loin peut conduire à des découvertes désagréables…

Une chose que j’ai vue pendant le stage a été un niveau élevé d’engagement, de Tamashi dans l’exécution des techniques, de la part des sempai et des kohai aussi. Et cela m’a surpris, m’a même étonné. Ça m’a donné beaucoup d’espoir pour la qualité de l’entraînement de l’année à venir…

 Une fin surprenante…

Vous souvenez-vous de l’histoire du type dans le bar? Il avait demandé à ses amis de rester à terre pour qu’il puisse réagir plus rapidement. Pour ne pas être obligé de penser s’il avait avoir avec un ami ou un ennemi tout le long du combat. En les sachant en sécurité à terre, il pouvait donner libre cours à son agressivité. Bien que cette approche soit discutable, cette personne peut relâcher son agressivité jusqu’au point où elle n’est plus contrôlable. J’ai vu cela ce week-end. Bon, j’ai vu des gens capables de faire ça. Et je dois admettre que je n’étais pas l’un d’eux. A vrai dire, seulement quelques-uns ont été capables de le faire et ils étaient de sexe, grade et âge différents. Mais tous ont montré un niveau de concentration très élevé pendant leur entraînement. D’autres ont utilisé peut-être la même agressivité, mais ce n’était pas aussi visible pour moi.

J’ai vu des yeux féroces et de l’engagement dans les femmes et l’autre “vieux” ce week-end plus que dans n’importe qui d’autre. Leur intensité me ferait tomber à terre et attendre que la tempête finisse. Rien que leur expression et leur engagement pourraient dans un instant insuffler la peur à leurs ennemis et donner du courage à leurs alliés. Avec l’histoire du bar, il y a aussi une version dans laquelle on finit par dire quel gars on aimerait avoir de son côté pour assurer l’arrière. J’ai appris que le « gars » pourrait très bien être une femme. J’ai vu ce week-end que je dois remplacer la phrase « un gars pour assurer mon arrière dans un combat » par la phrase « une personne pour assurer mon arrière dans un combat. » Le sexe n’a pas d’importance dans le vrai Budo.

J’ai aussi appris que les changements apportés par un fort engagement sur la voie du Budo peuvent être accablants pour la personne, mais les émotions sont temporaires et peuvent avoir comme résultat un esprit guerrier très puissant et impressionnant.  Un changement profond touche la personne en entier. C’est comme refaire le cerveau à partir de rien. C’est un processus dur, mais ça vaut la peine. Ainsi j’ai vu que la vieille garde est assez bonne, mais la nouvelle est très prometteuse.

Alors, où êtes-vous dans le continuum de l’entraînement ? Vous vous amusez toujours ? Très bien !

Moi, je suis encore à hidari c’est la gauche, migi c’est la droite…Attendez ! L’ai-je bien compris ?

Serge Blais

 

Stage de Batto Jutsu, 11 Juin 2011

 
Merci à ceux qui sont venus au stage de Batto Jutsu. Je sais que vous avez tous pris beaucoup de plaisir à découvrir comment utiliser correctement un vrai sabre japonais. Ce fût pour tous une très belle aventure!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Mes pensées sur le Bujinkan Taikai Canada 2011 de Toronto

 
"De Xavier Garceau-Aranda (Nana Kyû),
Juin 2011

Il faut d’abord souligner la présence d’un nombre impressionnant de shihans. Ceci fut extrêmement intéressant sur le plan technique, car on a pu voir les différentes approches de chacun, leurs manières propres d’interpréter des choses similaires et leurs visions du Taijutsu.

Il en a été de même lors de la pratique, où j’ai pu m’entraîner avec des gens qui ont des approches très variées, certaines plus proches de la mienne que d’autres, mais toutes enrichissantes.

Ce rassemblement national a aussi permis de changer ma vision du Bujinkan comme tel, et j’y vois bien plus une communauté qu’avant. Une communauté qui tient à cœur la transmission d’un savoir et d’un sentiment d’une valeur inestimable, que nous devons tous en tant que membres tenter de préserver de notre mieux, quel que soit notre grade.

Le seul point négatif que j’aurais à donner est le manque désolant de personnes, lorsqu’on pense à la présence d’autant de shihans et de haut gradés. Pour moi le Taikai a été un évènement tournant dans la pratique de mon Taijutsu, et il m’apparaît comme une occasion pour tous de maintenir la flamme et de voir vers quoi on peut tendre si on s’entraîne avec notre  cœur et qu’on y donne tout ce qu’on a.

Je remercie donc tous les organisateurs et toutes les personnes qui y ont participé. J’espère avoir la chance d’y prendre part l’an prochain."

 
 
 
 
Kihon wo Tatenaosu - Rebuilding the Foundations Bujinkan Seminar le 02 Avril :
 
 
Merci à tous ceux qui sont venus à ce séminaire ce week-end. Nous avons eu un excellent entrainement, nous nous sommes fait de nouveaux amis et nous avons amassé plus de 700 $ pour la Croix-Rouge Canadienne en aide pour le Japon. Excellent travail et j'ai hâte de tous vous voir bientôt!
Yvan.
Bujinkan Ottawa
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Amatsu Tatara Hichibuku Goshinjutsu, module 3, niveau 1 – 27 et 28 Mars 2011
 
 
"Par Suze-Maggy
Il faut tout d'abord que je vous confie que je ne savais pas vraiment ce que ce séminaire allait couvrir. Je pensais que les points vitaux et l'anatomie en général seraient les grands sujets explorés. Tout ce que je voulais c'était d'apprendre des méthodes pour guérir le corps humain. Je m'étais donc préparée pour un cours magistral couvrant les approches orientales de la guérison atteinte en maintenant un corps et un esprit sains.

Bien, je n'étais pas tout à fait dans le tort sauf pour un tout petit aspect très important… Nous allions donc expérimenter ces approches orientales par des pratiques directes….  Autrement dit, chacun de nous aurait le bonheur d'appliquer son apprentissage sur un partenaire par massage, par pressions etc.…

Horreur!!!  D'autres personnes me toucheront. La panique m'a envahie. Ça y est,  mon désir de participer à ce séminaire s'était envolé…. Bon, mon fils pouvait bien profiter de cette expérience et je me suis faite toute petite et je suis partie. Non pas sans verser quelques larmes …. Je n'arrivais pas à croire l'ampleur que le fait d'être touchée par massage avait prise dans ma vie…

À la fin de la journée, j'ai quand même voulu saluer Peter qui, après tout, est l'un des  quatre maitres formés par Sensei Hatsumi  et autorisés à transmettre l'enseignement de l'Amatsu Tatara. Je ne sais pas comment la conversation en est arrivée là, me voilà en train de confier à Peter ma crainte d'être touchée par quelqu'un d'autre. Je lui racontais que je pouvais donner des massages mais que je ne pouvais absolument pas tolérer d'en recevoir un.

Et puis, il a trouvé le moyen de m'inviter à essayer la classe du lendemain. Bien, j'ai accepté, me disant que j'allais faire acte de présence une petite heure tout au plus et m'esquiver tout doucement, sans un bruit… À ma grande surprise, lorsque je suis arrivée le lendemain, Manolo m'a dit que je ne pouvais pas quitter et que je devais rester toute la journée. L'horreur!!! Je me suis fait avoir!

Mon niveau de stress a escaladé ; j'allais passer au mode panique totale quand mon fils m'a sortie d'embarras en m'invitant à participer dans son équipe, nous serions trois…. Mon bon petit garçon m'a réellement sauvée. Ce n'était pas si pire d'être touchée par lui, alors je ne lui ai pas fait de honte et j'ai pris mon courage à deux mains. J'étais une adulte après tout…..

La classe a donc débuté avec les bras tout d'abord. Pas trop mal, je pouvais endurer ce genre de touché.

Comme par enchantement j'ai commencé à oublier mon malaise, mes émotions et mes résistances. La voix de Peter était un réel enchantement, il nous disait exactement ce que Sensei Hatsumi lui avait dit. Il y avait des expressions de Sensei  à lire projetées sur le grand mur. J'avais lÙimpression que Sensei Hatsumi était là avec nous dans la classe.

Tout commençait à prendre sa vraie signification; chacun de nous présent ce jour-là y était pour une bonne raison.  Nous cherchions tous la même chose, mais nous avions des expériences de vie bien différentes. Nous partagions les uns avec les autres, bien au-delà du massage. Et Peter était en quelque sorte le conducteur et le générateur, l'antenne dont nous avions besoin pour atteindre ce niveau de communication. Sensei Hatsumi était bien là présent parmi nous avec son humour et nous baignant dans la connaissance de l'Amatsu Tatara. J'ai oublié mes peurs et j'ai réclamé cette place qui était la mienne.

Peter prenait soin de nous tous, il écoutait nos questions et donnait la réponse de telle sorte que nous pouvions tous apprendre à travers l'expérience des autres équipes. C'était une méthode d'enseignement profonde, puissante et très rapide. Je sentais que j'étais là où je devais être.  J'ai repris contact avec ce côté de moi-même que j'avais négligé depuis la dernière année;  il y avait tellement de gens autour de moi qui ne comprenaient pas comment l'anatomie,  l'acupuncture,  le ninjutsu,  les émotions et l'énergie étaient tous inter-reliés. Tout était devenu merveilleux;  j'aurais pu boire à cette source de connaissance tout le reste de ma vie.

Chose étrange, j'avais du plaisir. Je pouvais même taquiner Philippe (notre partenaire) et mon fils. J'ai bien essayé à quelques reprises de leur échapper… mais je n'avais pas peur et je finissais par accepter gracieusement d'être leur souffre-douleur quand c'était mon tour….

Ceci dit j,ai fait une expérience bien inattendue grâce à Philippe. Celui-ci avait un corps plutôt musclé et dense;  il fallait donc le toucher très intensément et presser très fort  pour qu'il puisse ressentir tous les bienfaits et les mérites de chaque technique.  D'un autre côté,  lui il devait être plus doux et plus délicat pour transmettre ce qu'il venait de recevoir. Il devait faire un effort sur son caractère tout en gardant sa personnalité. Tout en demeurant avenant et sensible à mes craintes, il devait adoucir sa force physique. C'était fantastique comme expérience car il a fait un grand travail sur lui-même pour que ce soit pour moi une expérience agréable.  Je lui dois une fière chandelle ainsi qu'à mon fils d'avoir été si bienveillants et pour avoir enduré mes petites et grandes résistances.

Il me faut dire que le plus important était la voix de Peter, l'ai-je déjà dit? Sa voix est enchantée. Elle me fait me sentir en sécurité et donne ce message : je suis là pour vous … Et nous, en retour, nous sommes là les uns pour les autres.

Comme nous devions lire les mots de Sensei Hatsumi, lus par Peter, nous étions transportés dans un intemporel, dans un monde magnifique comme si nous apprenions directement du grand Sensei. Mes sens visuels et auditifs étaient satisfaits.

Il y avait de petits rires et de petits cris dans la salle, nous avions du plaisir tout en étant sérieux. Il ne faut pas oublier que nous devenions plus  en santé et en même temps nous libérions des toxines et des émotions.

Ce séminaire a tout simplement été formidable. C'est un moment inoubliable. Merci Peter pour avoir partagé tes connaissances avec nous.

Vous pourriez croire que c'est tout,  que je nÙai plus rien à dire, mais non…  Vous ne pourriez être plus loin du vrai.

Il y a les résultats de tous ces massages et de toute cette guérison dans mon corps.

En arrivant à la maison, j'ai couru à la salle de bain. Puis, comme d'habitude avant d'aller au lit. Et c'est là que ça devient différent, j'ai visité les toilettes deux fois cette nuit-là. Aussitôt levée le lendemain matin, c'était le déluge.  En d'autres mots il y a eu un nettoyage profond.

Mais ce n'est pas tout! J'ai retrouvé ma "bougeotte". Malgré le temps peu clément, j'ai enfilé mes chaussures de course et j'ai enfilé de légers vêtements de course. J'ai tout d'abord marché à cadence ultra rapide pour 35 minutes et j'Ùai fait de la course 30 minutes. WOW c'Ùétait super. J'étais d'excellente humeur, j'ai fait des étirements et je me suis reconnectée avec mon corps. J'avais retrouvé ma conscience de mon moi intérieur. Je me suis fait du café, bien décidée à boire d'un trait mes quatre tasses d'espresso usuelles … Non, après ma première tasse j'ai bu de l'eau! Moi qui touche très peu l'eau en hiver.

Oui, il s'est passé quelque chose et je sens que c'est quelque chose de bien.  Au fait même la coloration de mes jambes qui était devenue très foncée, au courant des deux derniers mois, s'est rétablie. Je ne suis pas assez éduquée en la matière pour expliquer ce qui s'est passé, mais j'aime bien le résultat de guérison qui s'est produit.

Bon, cette fois-ci, c'est bien fini. Je pars de ce pas faire un petit jogging … Imaginez un peu, j'ai de l'énergie à revendre!

Merci beaucoup Peter. Merci aussi à Manolo et à Estelle pour avoir rendu possible ce séminaire."

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voyage au Japon, 22 novembre – 3 décembre 2010
 
 
"Par Florian (Shodan)
Février 2011
 
L'état d'esprit dans lequel j'abordais ce voyage était l'appréhension, parce que je venais d'obtenir ma ceinture noire, et j'avais peur de faire mauvaise impression devant les gens de part mon niveau différent de mon grade. Je voulais représenter au mieux la France et le groupe Canada, mais je ne me sentais pas dans la peau d'un 1er dan, même si j'avais bien conscience que ce n'est que le début et qu'obtenir un grade ne signifie pas qu'on en a le niveau, et qu'il faut travailler par la suite pour le mériter. Mais cette peur de mal faire est passée après discussions avec Manolo qui m'a dit que j'allais faire des erreurs et que je n'étais pas parfait, mais que si j'en faisais, il me le dirait. Du coup ça m'a permis de mieux profiter du voyage et même si je ne pense pas avoir beaucoup appris de techniques en particulier, je pense avoir appris un feeling qui concerne le kamae à adopter pour un combat.

Pendant les entrainements avec Seno Sensei, jÙai trouvé ça complexe mais abordable, car il me semblait vraiment pédagogique. Il attirait lÙattention de Uke sur une attaque évidente que Uke pouvait sentir et sur laquelle il focalisait la peur du coup, et attaquait dÙun autre endroit. Du coup, si Tori focalise sur une technique, il se limite lui-même dans les multiples ouvertures de la situation et favorise lÙanticipation de Uke à lÙattaque.

Avec Seno Sensei, jÙai beaucoup apprécié son accueil, son sourire et son humilité, sa simplicité. DÙapparence il ne paye pas de mine, ne fait pas puissant et pourtant…

Pendant les entrainements avec Sensei, je pense avoir mieux compris ce quÙétait le Ninjutsu. Il mÙa effrayé au début par lÙefficacité dont il faisait preuve et je voyais ce pauvre Uke souffrir mais se relever et jÙai eu beaucoup dÙadmiration pour lui, je me suis demandé si je pouvais supporter ce que Uke supporte, dÙautant plus quÙon venait de discuter avec le groupe, et notamment Manolo, sur la dureté de lÙentrainement avec Arnaud, qui mÙavait déjà remis en question sur ma capacité à être un bon Uke. JÙai eu peur de choisir la facilité devant cette nouvelle montagne qui sÙélevait devant moi, comme une envie de fuir après avoir mesuré le réel chemin que jÙai à parcourir et dont je nÙavais pas pris conscience de lÙampleur. Mais au final je me suis dit que mon chemin serait ce quÙil sera, mais je ne mÙarrêterais pas de marcher parce que je ne voulais pas fuir ni choisir la facilité. JÙatteindrai le niveau que jÙatteindrai, je ferai des erreurs, mais je sais que je peux avoir confiance en Estelle, Manolo et Fabrice pour me remettre sur le droit chemin, et puis cÙest pas le grade qui compte, cÙest de suivre un chemin avec ou sans embûche qui est intéressant et qui permet de progresser.

Senseï mÙa montré ce quÙétait le Ninjutsu, mais jÙavoue ne pas avoir eu lÙimpression de comprendre beaucoup de ses entrainements, le niveau de compréhension me semblait trop élevé, les liens quÙil faisait étaient trop complexes pour moi et dans les techniques quÙil montrait il y avait trop de subtilité pour que je les saisisse, mÙa-t-il semblé.

JÙai retenu quÙil fallait faire semblant de sÙennuyer pour ne rien donner, ne pas combattre, quÙon pouvait utiliser les kyushô et la douleur pour retirer toute intention dÙattaquer, pour lui demander de faire ce que lÙon désire, car par la douleur il devient plus « docile », quÙil fallait être naturel pour que la technique soit naturelle, c'est-à-dire quÙil ne fallait pas faire de feeling, mais quÙil fallait avoir le feeling sans chercher à le créer, quÙil fallait ne pas penser à ce que lÙon va faire, mais arriver à saisir les opportunités de la situation proposée par Uke et ses mouvements ou bien en créer en bougeant soi-même. Sensei a dit quÙon nÙétait pas un combattant, mais un « movie director ».

Mais avec Sensei, jÙai aussi compris quÙil fallait se taire pour écouter et apprendre, aussi bien réellement quÙintérieurement. Et quÙil ne fallait pas chercher à comprendre mais écouter pour réellement laisser la place à ses paroles, à ce quÙon saisit de ses techniques et que le tout puisse trouver de la place en soi pour y rester et y être intégré. Il faut se rendre disponible pour apprendre, il faut être présent, observateur et accepter dÙapprendre, accepter dÙêtre bousculé dans ce que lÙon croit savoir. Et je crois que ça a changé beaucoup de choses dans ma compréhension du Budo.

Avec Noguchi Sensei, jÙai appris que si on prenait un coup, il ne fallait pas sÙarrêter mais que ce coup ait servi à quelque chose. En fait cÙest plus avec Florent que jÙai compris ça. LÙentrainement avec lui mÙa beaucoup servi et mÙa permis de mettre en pratique ce que jÙavais compris. Avant ça jÙétais attentif à la technique en soi mais je ne la faisais pas en fonction de Uke ; lui mÙa fait comprendre quÙil était là en me frappant sÙil avait lÙouverture, si je ne le regardais pas ou nÙétais pas attentif à lui. Très enrichissant. Mais ce qui était difficile avec Noguchi, cÙétait quÙil montrait une technique de différentes manières, et saisir à mon niveau les points communs des techniques nÙétait pas évident.

Avec Nagato Sensei, jÙai appris quÙà chaque attaque de Uke, la parade venait naturellement. Encore une fois, cela a appuyé lÙidée quÙil ne fallait pas chercher à faire une technique, mais quÙune technique se proposait selon la situation. Mais à chaque attaque de Uke, Nagato Sensei semblait menaçant de toute part, chaque mouvement était dangereux et Uke le craignait.

Voilà pour ce que jÙai retenu de ce voyage au Japon. Malheureusement je nÙen ai pas retenu plus, car je crois que jÙétais à la fois trop dans la découverte, lÙétonnement, et aussi lÙappréhension de lÙinconnu pour être réellement disponible à plus. Et mon anglais est encore trop limité pour comprendre plus, il faut que je mÙy mette sérieusement.

JÙai beaucoup apprécié le voyage et les rencontres, notamment avec le groupe du Canada. JÙai hâte dÙy retourner parce que je pense que jÙaborderai le prochain voyage avec un peu plus dÙaisance et donc de disponibilité, et aussi pour revoir tout le monde réuni et vivre ensemble notre passion."

 
 
"Par Luiza (San Kyû)
Janvier 2011

Mon premier voyage au Japon … WOW! Où commencer? Ça a été une expérience incroyable, surréelle. Ça a passé si vite quÙelle semble nÙavoir été quÙun rêve.

Le premier cours a été avec Sensei et je dois dire que je me suis sentie complètement perdue presque tout le temps. Et le sentiment a persisté pendant les autres cours aussi, avec Seno Sensei, Noguchi Sensei et Nagato Sensei. Mais ça a été impressionnant de les voir bouger et je me suis rendue compte en les regardant que jÙai un chemin très long à faire avant même de pouvoir dire que je sais ce que je fais. Être là, entouré de leur énergie, mÙa donné lÙimpression de pouvoir tout faire. Même si je ratais toutes les techniques, jÙavais lÙimpression dÙavoir des ailes. CÙétait une vraie inspiration!

Dès le premier cours lÙaccent a été mis sur le fait de bouger les pieds, utiliser le poids du corps, faire ce qui est naturel et ne pas essayer de copier ce que lÙon voit ou forcer un mouvement. PuisquÙil y avait tellement de monde dans le dojo, beaucoup de techniques étaient concentrées sur la prise dÙéquilibre de Uke dans un espace restreint.

Sensei a dit entre autres de ne pas attraper, mais plutôt accrocher et utiliser ce que Uke nous donne et maintenir le lien; être direct, prendre lÙéquilibre de Uke dès le début, car on nÙa pas toujours le temps de penser à une technique en particulier, donc un bon coup de poing est parfois mieux que nÙimporte quelle technique qui nous passe par la tête; utiliser les kyusho, les coudes, les épaules et faire tout pour tourner la situation en notre faveur; le nombre dÙagresseurs nÙest pas important, ce qui compte est dÙavoir la bonne distance, la bonne position et le bon angle et utiliser son corps pour contrôler les adversaires; éviter la bataille, anéantir lÙintention de se bagarrer; les Kamae sont vivants, on doit être capable de les changer, de les adapter à nÙimporte quelle situation.

La façon de Noguchi Sensei de bouger pour éviter lÙattaque mÙa beaucoup impressionnée. Il  semblait planer ou glisser sur le sol plutôt que marcher. Ce que jÙai retenu de son cours est quÙon ne doit pas être tendu lorsquÙon fait une technique; on doit bouger comme si lÙon dansait et ne pas utiliser la force.

Seno Sensei avait une manière incroyable de contrôler Uke en utilisant seulement ses poignets et ses coudes, en bougeant très lentement et étant très bas sur les jambes. Tout comme Sensei, il a utilisé beaucoup ses mains en tant que metsubushi.

Nagato a été étonnamment doux et très efficace à contrôler Uke dans un espace restreint.

Le Daikomyosai a été tout aussi impressionnant, avec plus de 400 participants! JÙai revu des amis et je mÙen suis faite de nouveaux et jÙai rencontré quelques uns des « grands noms » du Bujinkan en personne. Ça a été accablant. Le thème principal du Daikomyosai a été le Tachi, donc nous nous sommes concentrés beaucoup sur lÙentraînement avec le sentiment de porter une armure, ce qui nÙa pas toujours été facile à faire. Malgré la confusion totale, lÙentraînement a été extraordinaire et jÙaimerais remercier tous mes Uke pour leurs conseils qui ont enrichi mes connaissances du Ninjutsu et mÙont aidé à faire un peu de progrès dans mes efforts de comprendre cet art merveilleux.

Le Japon a été une expérience unique, cÙest sûr. Je suis très heureuse dÙavoir fait ce voyage et jÙen attends avec impatience le prochain.

Gambatte tout le monde!"

 
 
 
 
 
 
 
 
Le dernier jours, toutes réunis autour d'une seule bannière!
 
 
 
 
 
 
Devant l'interview de Sensei, traduit par Cinzia.
 
 
 
 
 
Les signatures de toutes les participantes, 250 ca fait beacoup; impressionnant!
 
Kunoichi Taikai, les 17, 18 et 19 Septembre 2010
 
 
 

Kunoichi Taikai,

Le week-end du 17, 18 et 19 septembre 2010 jÙai eu lÙinsigne honneur de participer en tant quÙinstructeur au 1er Kunoichi Taikai, le 1er rassemblement des femmes artistes martiales de lÙhistoire du Bujinkan.

Cet incroyable évènement a pu se réaliser grâce à lÙappui incontestable dÙHatsumi Sensei, et à lÙengagement sans faille de Sheila Haddad (15ème Dan) et de son fidèle et très efficace lieutenant Catherine Janssen, ainsi que lÙaide formidable de nombreux volontaires.

Cet évènement est lÙun des plus importants auxquels jÙai participé depuis plusieurs années. Et je suis infiniment reconnaissante à Sheila de mÙavoir invitée pour y enseigner, ce qui au premier abord mÙa plutôt intimidé, car jÙallais enseigner auprès de personnes comme, bien sûr Sheila, mais aussi Mariette Van Der Vliet, Natascha Morgan, Gillian Booth, de grands noms du Bujinkan, et également Frances Haynes, Marie-Valérie Saumon, Cathy Lewis, Sabine Frohlich, Carol Kosh, Patricia Witteman, Angeles Bordòn Mendoza, Beth Zimmerman et Sandra Elster.

Mais mes inquiétudes se sont vite envolées, car, comme lÙa si bien dit Frances, il nÙy a eu aucun sentiment de compétition ni de jugement entre nous, juste le désire de partager notre passion pour le Bujinkan. A partir de là ce formidable évènement nÙa été que du plaisir à chaque minute, les échanges et les points de vue partagés, des moments privilégiés où tout le monde sÙest senti à lÙaise et libre de sÙexprimer sans peur du jugement ou du défi. Une chose très importante à noter en ce qui me concerne : cÙest la première fois que jÙenseigne en ne ressentant pas cette impression de devoir prouver quelque chose, une impression que je dois dire est toujours présente lorsque des hommes sont présents aux cours, car, quÙils le veuillent ou non, il y en a toujours un pour vous demander « Mais pourquoi on fait comme ça ? », « Mais on pourrait faire comme ça », « Mais sur moi ça ne fonctionne pas ! »…. Genre de questions qui ne mÙont pas été posées pour la première fois en 8 ans dÙenseignement, incroyable!.

Outre lÙentrainement, nos discussions lors des différents repas  ont ouvert la voie à de nouvelles amitiés et le respect évident qui a baigné tout ce week-end mÙa profondément marqué, sans compter le plaisir de découvrir de nombreuses femmes artistes martiales dÙun grand savoir. LÙorganisation excellente, sans faille, où tout a été pensé pour nous faciliter la vie, le lieu et la gestion des différents modules a encore plus renforcé cette impression de « bien être ». LÙinterview dÙHatsumi Sensei organisé par Cinzia, qui était diffusé tous les soirs, et quÙelle nous a gentiment traduit en « direct » (merci beaucoup Cinzia), a apporté une touche très spéciale au Kunoichi Taikai.

Merci à toutes et à tous pour cette expérience hors du commun, quÙil faudra renouveler à coup sûr, en petit ou grand comité ; lÙimportant cÙest que cet évènement nÙest que le commencement pour que les Kunoichi travaillent ensemble !

Gambatte Kudasai !

Estelle Padeloup

Bujinkan Shihan
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stage avec Duncan Stewart, les 07 et 08 Août 2010
 
 
CÙest avec un grand plaisir que nous avons reçus Duncan durant une semaine à Montréal. Manolo et moi-même avons été très privilégiés car Duncan est une personne simple et directe, et ce sont 2 des principales qualités que nous aimons.
 
 

Le cours de base quÙil a eu la gentillesse de nous offrir le jeudi soir avant le stage, a été une perle de richesse en termes dÙexercices dÙapprentissage et dÙexplications pour nous comme pour nos élèves. Merci Duncan!

Cela nous a dÙailleurs fait prendre conscience que nous avions depuis quelques temps (sans nous en rendre compte) laissé un peu aller les choses. Même si nos cours jusquÙà présent étaient très axés sur les bases, ils ne lÙétaient pas assez en profondeur, de même en ce qui concerne lÙétiquette. Cela nous a permis de nous réaligner sur la bonne voie, de redresser la barre en somme. DÙoù lÙimportance de faire venir des gens comme Duncan, qui vivent ou vont régulièrement au Japon depuis longtemps.

Il nous a dÙailleurs rappelé un travail très important, celui de travailler lentement. Ce que nous les occidentaux avons du mal à comprendre, à faire, à appréhender… Mais ce travail lent se base sur trois principes :

∞ Shu (Uke ne montre aucune résistance, se laisse faire)          

∞ Ha (Uke suit le mouvement, lÙaction sÙaccélère un peu)         

∞ Ri (il y a interaction entre Uke et Tori, à vitesse normale pourrait-on dire)

Mais, des ces trois principes, nous ne passons pas assez de temps sur le 1er : Shu; celui-ci est pourtant le plus important de tous, cÙest avec lui que nous construisons les fondations de notre Taijutsu futur. Et, tout comme une maison, si les fondations ne sont pas solides, elle finira par se craqueler ou sÙécrouler. Ce quÙil ne faut pas oublier quand on travaille le Shu, cÙest que cela ne nous permet pas seulement de travailler lentement et par la même travailler notre souplesse, notre résistance musculaire… mais aussi cela nous apprend à écouter le corps cÙest-à-dire les réactions corporelles de notre partenaire. Celui-ci ne résistant pas, cÙest son propre corps qui réagit et non son cerveau, donc cela nous permet de comprendre le corps humain et ses tensions ainsi que lÙétude des angles et de la distance. Et nous découvrons alors le triptyque vital de notre art : corps, angle, distance que lÙon peut bien sûr apparenté au Ten Chi Jin. Ce qui peut bien évidement être démultiplier en une infinité de possibilités :

·         Le corps peut être vu en Ten (le haut du corps), Chi (des hanches aux pieds) et Jin (le hara)

·         Les angles : en appliquant le Ten Chi Jin vous créez une sphère

·         La distance : qui dépendra de votre placement du haut du corps (Ten), de vos hanches/pieds (Chi), de votre Hara (Jin) qui lie le Ten et le Chi.

·         Etc….

Merci encore une fois à Duncan pour ce rafraichissement nécessaire. Et pour toutes les excellentes discussions à cœurs ouverts que nous avons eu; Manolo a été plus chanceux que moi dÙailleurs (travail oblige).

Je vous recommande dÙailleurs dÙaller lire les textes de Duncan sur son blogue, vous y apprendrez beaucoup, notamment sur dÙautres principes qui ont été abordés pendant ce stage : Shugyo

Merci à tous les participants venus du Texas, Québec, Magog, Ottawa et à tous nos élèves. CÙest grâce à vous que nous pouvons organiser ce genre dÙévènements. Merci!
 
"Si je pensais avant que le Ninjutsu était un art martial extraordinaire, maintenant jÙen suis complètement persuadée. La raison de cette nouvelle preuve « dÙextraordinaireté » (LOL) est le stage auquel jÙai participé ce week-end, où jÙai rencontré Duncan Stewart, un 15e dan qui vit au Japon depuis six ans.

Depuis que j'ai commencé le Ninjutsu, je suis allée à beaucoup de stages et j'ai rencontré beaucoup de gens merveilleux, chacun ayant sa façon d'enseigner et de bouger, et j'ai essayé dÙapprendre autant que je pouvais d'eux. Ce qui n'est pas facile du tout. Ces stages se déroulent habituellement pendant deux jours, du matin jusque tard dans l'après-midi, et ils peuvent être très intenses, autant physiquement que mentalement. Vers la fin, on est déjà complètement épuisés. Et accablés : il y a tellement dÙinformation à digérer, tellement de choses à comprendre, cÙest incroyable !

Et ça n'a pas été différent ce week-end non plus. Mais, comme Duncan l'a dit, on n'a pas besoin de mémoriser les techniques ; si le corps a absorbé des connaissances pendant l'entraînement, ça va sortir quand on s'y attendra le moins. Ce que j'ai vraiment aimé du stage c'est la façon dont nous nous sommes entraînés : très, très lentement, en essayant de comprendre l'effet que notre mouvement a sur le corps de Uke, comment il le fait réagir et ce qui peut se passer à partir de là. C'est une façon d'entraînement étonnante et cette révélation m'a apporté le privilège d'aller au milieu pour démontrer une technique devant tout le monde. Pas besoin de dire que j'ai été absolument terrifiée par cette idée ; mais la chose bizarre est que le tremblement et la sensation d'évanouissement que je ressens d'habitude dans ces situations se sont manifestés plutôt après, quand tout était fini. En y pensant maintenant, je me rends compte que je n'étais pas trop nerveuse quand j'étais là à montrer la technique ; je me concentrais sur ce que j'avais à faire et le sentiment de peur et d'avoir tout oublié avait disparu pendant ces quelques secondes. Est-ce que ça veut dire que j'ai grandi un peu ? (LOL)

Duncan a mis beaucoup dÙaccent sur les mots « bougez, arrêtez-vous et pensez ». On doit utiliser son cerveau quand on fait un mouvement, que ce soit un blocage, une contre-attaque ou juste un Tai Sabaki. Ne vous dépêchez pas d'agir sans penser, sans vous rendre compte que vous laissez à l'adversaire des opportunités d'attaque. Duncan a dit aussi que, malgré le fait que l'on doit bouger naturellement, réagir assez vite pour se défendre et adapter les Kamae et les techniques au monde réel, on ne peut pas faire ça avant de pratiquer les bases sans cesse. Le corps doit apprendre le Kata avant qu'il puisse le transformer dans un « mouvement naturel » qui sortira lorsqu'on en aura besoin. La transition vers ce « mouvement naturel » n'est pas quelque chose que l'on puisse faire consciemment, que l'on puisse « décider ». Cela va arriver tout simplement un jour, naturellement. Mais, pour que ça arrive, on doit continuer à s'entraîner.

Il y a eu beaucoup d'autres choses, bien sûr, et mon cerveau est toujours en train d'essayer de tout comprendre. Le Ninjutsu est très amusant, mais on doit le prendre en sérieux aussi, et c'est très important (et très difficile) d'avoir cet équilibre. Ce qui compte à la fin cÙest que j'ai adoré le stage et j'ai eu le sentiment d'avoir réussi à me connaître moi-même un peu plus. Encore plus important est le fait qu'il a renouvelé la joie que j'ai toujours sentie lorsque j'allais aux cours de Ninjutsu.

Merci Duncan pour les enseignements (et les blagues, lol) et merci Estelle et Manolo d'avoir organisé ce stage.

Luiza"
 

"Bonjour Estelle et Manolo,

Je voulais prendre une minute pour vous remercier de m'avoir invité pour le stage et souper avec Duncan.  Pour ceux qui n'ont jamais été au Japon c'était un stage formidable, mais pour ceux, comme nous, qui y sommes déjà allés, c'est vraiment reconnaitre que ce que Duncan enseigne est réellement la technique et l'esprit d'Hatsumi Sensei, Nagato Sensei et des autres shihan.  Les mots que Duncan utilisait étaient comme un genre d'écho ou d'onde invisible qui nous garde en connexion avec la source, comme un genre de Nawa no Kankaku.

Merci encore et j'espère à très bientôt!
 
Yvan
 

"Ça a été agréable. Un autre stage où je n'ai pas beaucoup compris. Ce n'est pas parce que le matériel pédagogique n'était pas là ou parce que l'instructeur n'était pas bon. Au contraire. C'était le genre de stage où l'information n'est pas digérée tout de suite, mais reste avec vous après.

Duncan a pris son temps avec nous et je lui en suis reconnaissant. Il a pris le temps de décomposer les mouvements et nous a aussi ramenés gentiment à la réalité en nous montrant qu'il était très facile de se faire des illusions de grandeur. OK, peut-être pas de grandeur, mais de suffisance. Nous nous sommes sentis comme des enfants parfois : les yeux écarquillés, essayant de comprendre ce qui se passait devant nous. Même si ça paraît simple, ça nous a donné assez dÙinformations pour y travailler dessus pendant les mois suivants.

Honnêtement, je sais que j'avais besoin de ça. Donc, merci pour un stage merveilleux et pour avoir été si généreux. Je sais que ça a aidé et que ça aidera. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul à le croire.

Merci !

Serge
(Et je suis content de vous dire que ma jambe ne me fait plus mal…;o) )"
 
 

"Je vais commencer par dire que ça a été un vrai plaisir de rencontrer Duncan et vivre l'expérience de sa transmission du Bujinkan. Je n'avais jamais participé à ses cours avant et j'avais basé ma décision de venir à ce stage simplement en regardant Duncan servir d'Uke aux cours de Soke pendant le voyage que j'ai fait récemment au Japon. A l'aide de quelques mots simples, Duncan a révélé les trous et les mauvaises habitudes présents dans mon Taijutsu et, tout aussi facilement, il a fourni des façons pour corriger ces problèmes.

Il a partagé beaucoup de choses concernant lÙentraînement quand on est au Japon et beaucoup de moments amusants aussi.

Merci encore.
Robert"
 
 
 
 
 
Démonstration au Centre Culturel de la Langue la
Japonaise, le 18 Avril 2010
 
Merci une nouvelle fois au Centre Culturel de la Langue Japonaise à Montréal, pour nous avoir invités pour la deuxième année consécutive à leur festival du printemps (Matsuri).
 
Merci à tous nos élèves, petits et grands, pour leur présence, leur implication et leur entrainement pour la réalisation de cette très belle démonstration.
 
Ce fût une excellente journée, et l'accueil comme toujours, fût très chaleureux.
 
Merci encore une fois à tous et regardez vos exploîts sur l'album photo:
 
 
 

© Bujinkan Dojo Montreal